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Perfectionnisme à Montréal : des approches innovantes, fondées sur les données probantes, pour retrouver plus de souplesse et de mieux-être

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Rédigé par Gio Arcuri, OT, MSc

21 mars 2026

Ergothérapeute en santé mentale

Chargé de cours, Université McGill

Fondateur de la Clinique Vivago

Avis médical et clinique important

Les informations présentées sur cette page sont fournies à des fins éducatives et informatives uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, psychologique, psychiatrique ou thérapeutique.

 

Ce contenu n’a pas pour objectif de :

 

  • Diagnostiquer un trouble de santé mentale

  • Remplacer une évaluation clinique individualisée

  • Recommander des médicaments ou des plans de traitement spécifiques

  • Se substituer à une consultation avec un professionnel de la santé autorisé

 

Les décisions liées au traitement — y compris le fait de commencer, d’arrêter ou d’ajuster un médicament — doivent toujours être prises en consultation avec un médecin qualifié, un psychiatre, une infirmière praticienne ou tout autre professionnel autorisé à prescrire.

Le perfectionnisme n’est pas simplement le fait d’avoir des standards élevés. Lorsqu’il devient rigide, autocritique et alimenté par la peur, il peut contribuer à l’anxiété, à la dépression, aux troubles alimentaires, aux symptômes obsessionnels, à la procrastination et à une baisse importante de la qualité de vie. La littérature récente le décrit de plus en plus comme un facteur transdiagnostique, c’est-à-dire un processus qui peut prédisposer à plusieurs difficultés psychologiques, les maintenir dans le temps et compliquer leur traitement s’il n’est pas abordé directement.

 

À la Clinique Vivago, nous croyons que le traitement du perfectionnisme doit aller bien au-delà du simple conseil de « lâcher prise ». Lorsqu’il devient cliniquement significatif, le perfectionnisme affecte souvent bien plus que l’humeur : il peut perturber le sommeil, les routines, le travail, les études, la prise de décision, l’estime de soi, les relations et la capacité à se reposer sans culpabilité. C’est précisément là qu’une approche innovante et interdisciplinaire devient pertinente. Vivago se distingue par une approche inclusive, fondée sur les données probantes et centrée sur le fonctionnement réel dans la vie quotidienne.

 

 

Qu’est-ce que le perfectionnisme?

 

Le perfectionnisme problématique se manifeste souvent par :

 

  • des standards excessivement élevés ou rigides

  • une peur importante de l’erreur, de la critique ou de l’échec

  • une autocritique sévère

  • une difficulté à ressentir de la satisfaction même après une réussite

  • des comportements de vérification, de reprise ou de surpréparation

  • de la procrastination ou de l’évitement lorsque la réussite semble incertaine

  • une tendance à lier sa valeur personnelle à sa performance

 

Une revue de 2024 souligne que le perfectionnisme est un facteur important de vulnérabilité et de maintien dans plusieurs troubles psychologiques, et qu’il peut contribuer à une certaine résistance au traitement lorsqu’il n’est pas ciblé de manière explicite.

 

 

Quand le perfectionnisme devient-il un problème clinique?

 

Le perfectionnisme devient cliniquement préoccupant lorsqu’il commence à nuire au fonctionnement, au bien-être ou à la qualité de vie. Par exemple :

 

  • tu passes un temps excessif à vérifier, corriger ou recommencer

  • tu repousses le début d’une tâche parce que tu crains de ne pas la faire parfaitement

  • tu te sens constamment en retard malgré beaucoup d’efforts

  • tu n’arrives pas à te reposer sans culpabilité

  • tes relations souffrent de ton niveau d’exigence, de ton irritabilité ou de ta peur de décevoir

  • tu te sens rarement « assez bon·ne », même lorsque tu réussis objectivement

 

Rogers Behavioral Health rappelle aussi que le perfectionnisme est fréquemment associé à l’anxiété, à la dépression, au TOC et au trauma, et qu’il peut empêcher la personne de profiter d’activités pourtant importantes ou plaisantes.

 

 

L’approche Vivago du perfectionnisme : innovante, humaine et centrée sur la vie réelle

 

 

1. Nous ne traitons pas seulement les pensées, mais aussi leur impact sur le fonctionnement

 

À Vivago, le perfectionnisme n’est pas compris uniquement comme un style de pensée. Nous le considérons aussi comme un enjeu de fonctionnement. Il affecte la manière dont une personne commence une tâche, la termine, tolère le « suffisamment bon », récupère, structure sa journée, priorise, prend soin d’elle-même et participe à ses rôles de vie. Cette lecture fonctionnelle est l’un des éléments qui rendent l’approche Vivago plus distinctive qu’une page plus générique centrée uniquement sur les symptômes.

 

 

2. Nous utilisons des approches fondées sur les données probantes, mais pas seulement de façon conventionnelle

 

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) demeure l’approche la mieux étayée pour le perfectionnisme. Elle vise notamment les standards rigides, l’autocritique, les croyances dysfonctionnelles, la vérification excessive, l’évitement et la procrastination.

 

Cela dit, une clinique innovante peut aller plus loin. Un essai randomisé contrôlé publié en 2025 a montré que des approches d’ACT (Acceptance and Commitment Therapy) et de TCC en format auto-assisté amélioraient significativement le perfectionnisme, le bien-être, le stress et certains processus psychologiques associés, comparativement à une liste d’attente. L’ACT semblait particulièrement prometteuse sur certains aspects liés à l’inflexibilité psychologique.

 

Une autre étude randomisée contrôlée de 2025 a montré qu’un entraînement bref en ligne centré sur l’auto-compassion visait explicitement à améliorer l’auto-compassion, l’autocritique, le perfectionnisme et l’anxiété sociale. Cela soutient l’intérêt croissant d’intégrer l’auto-compassion dans le traitement des personnes dont le perfectionnisme est fortement alimenté par la honte et la dureté envers soi.

 

 

3. Nous intégrons l’ergothérapie lorsque le perfectionnisme affecte les études, le travail, les routines ou la capacité à fonctionner

 

C’est ici que Vivago peut se démarquer de façon particulièrement forte.

 

Beaucoup de pages sur le perfectionnisme se concentrent sur les pensées et les émotions, mais beaucoup moins sur la façon dont le perfectionnisme perturbe :

 

  • les routines

  • la gestion du temps

  • la capacité à terminer

  • l’équilibre entre performance et récupération

  • le sommeil

  • les soins personnels

  • le fonctionnement au travail ou aux études

  • la tolérance à l’imperfection dans la vie quotidienne

 

L’approche Vivago met déjà l’accent sur l’ergothérapie en santé mentale lorsque les symptômes nuisent au fonctionnement concret. Dans un contexte de perfectionnisme, cela devient particulièrement pertinent lorsque la personne se retrouve paralysée, surinvestie, incapable d’arrêter, ou incapable de récupérer sans culpabilité.

 

 

4. Nous visons la flexibilité, pas la sous-performance

 

Une approche clinique sophistiquée du perfectionnisme ne demande pas à la personne d’arrêter de se soucier des choses importantes. Elle l’aide plutôt à développer davantage de souplesse, d’auto-respect et une relation plus saine avec l’effort, l’erreur, la réussite et le repos. Rogers Behavioral Health recommande d’ailleurs des stratégies telles que l’observation des pensées perfectionnistes, l’auto-compassion et la pratique délibérée de l’imperfection à petite dose.

 

 

5. Nous adaptons le traitement à la personne, pas seulement à l’étiquette

 

Le perfectionnisme peut se manifester de façons très différentes. Chez une personne, il peut prendre la forme d’un surcontrôle scolaire. Chez une autre, d’une procrastination chronique. Chez une autre encore, il peut être étroitement lié à l’image corporelle, à un trouble alimentaire, à des symptômes obsessionnels, à l’épuisement ou à une surperformance professionnelle. Une approche solide laisse de la place à ces nuances, ce qui est cohérent avec la littérature montrant que le perfectionnisme traverse plusieurs diagnostics et influence la réponse au traitement.

 

 

Comment l’ergothérapie peut aider avec le perfectionnisme

 

L’ergothérapie devient particulièrement utile lorsque le perfectionnisme n’est pas seulement souffrant, mais coûteux sur le plan fonctionnel.

 

 

L’ergothérapie peut transformer la prise de conscience en changement concret

 

Les personnes perfectionnistes comprennent souvent, intellectuellement, que leurs standards sont trop élevés. Pourtant, elles se sentent incapables d’agir autrement. L’ergothérapie peut aider à traduire cette compréhension en changement concret en travaillant notamment sur :

 

  • le temps consacré à une tâche

  • la quantité de vérification

  • les transitions entre tâches et périodes de repos

  • la façon dont le travail déborde sur les soirées et les week-ends

  • la difficulté à récupérer

  • la rigidité des routines

 

 

L’ergothérapie peut soutenir un fonctionnement “suffisamment bon”

 

Dans la vie réelle, le perfectionnisme se manifeste souvent par trop de temps accordé aux détails, une difficulté à prioriser, un mauvais dosage des efforts et une difficulté à terminer efficacement. L’ergothérapie peut soutenir :

 

  • l’établissement de limites de temps

  • l’exposition graduée à remettre un travail sans réviser à l’infini

  • la planification et la priorisation

  • la gestion de l’énergie

  • des routines plus soutenables

  • de meilleures habitudes de travail et d’études

 

 

L’ergothérapie peut réduire le coût du perfectionnisme hors performance

 

Le perfectionnisme nuit souvent non seulement à la productivité, mais aussi au sommeil, aux loisirs, au mouvement, aux soins personnels et aux relations. Une lecture occupationnelle aide la personne à voir où la logique de performance a envahi toute la journée, et comment réintroduire davantage d’équilibre.

 

 

À quoi peut ressembler le traitement du perfectionnisme à Vivago

 

 

Psychothérapie

 

Le traitement psychologique peut inclure :

 

  • la TCC pour travailler les pensées et comportements perfectionnistes

  • des interventions inspirées de l’ACT pour réduire la rigidité et augmenter l’action alignée sur les valeurs

  • des approches basées sur l’auto-compassion pour diminuer la honte et l’autocritique

  • le traitement de troubles concomitants comme l’anxiété, la dépression, les symptômes obsessionnels ou les caractéristiques de troubles alimentaires, lorsque pertinent

 

La littérature actuelle soutient clairement la TCC comme traitement le plus établi, tout en suggérant que l’ACT et les approches basées sur l’auto-compassion peuvent aussi constituer des ajouts cliniquement pertinents.

 

 

Ergothérapie

 

L’ergothérapie peut cibler :

 

  • la réduction du surinvestissement et de la surpréparation

  • l’amélioration de la gestion du temps

  • l’initiation et la complétion des tâches

  • l’équilibre entre productivité et récupération

  • la reconstruction de routines plus saines

  • la planification plus réaliste des tâches au travail et aux études

  • l’exposition graduée à l’imperfection dans la vie quotidienne

 

 

Approche interdisciplinaire lorsque nécessaire

 

Le modèle interdisciplinaire de Vivago est particulièrement pertinent lorsque le perfectionnisme coexiste avec le TDAH, l’anxiété, l’épuisement, des traits obsessionnels, des symptômes alimentaires, une neurodivergence ou une atteinte importante du fonctionnement. Cela ouvre la porte à un plan d’intervention plus intégré qu’une prise en charge unidimensionnelle.

 

 

Meilleures pratiques dans le traitement du perfectionnisme

 

 

Cibler le perfectionnisme directement

 

Puisqu’il peut maintenir d’autres troubles et compliquer la progression thérapeutique, le perfectionnisme ne devrait pas toujours rester en arrière-plan. Le traiter directement peut améliorer les résultats dans plusieurs sphères.

 

 

Mesurer le fonctionnement, pas seulement la détresse

 

Un bon plan de traitement devrait se demander :

 

  • la personne termine-t-elle ses tâches plus efficacement?

  • passe-t-elle moins de temps à vérifier?

  • arrive-t-elle davantage à se reposer?

  • la procrastination a-t-elle diminué?

  • ses routines sont-elles plus soutenables?

  • son estime de soi est-elle moins conditionnelle à sa performance?

 

 

Miser sur le changement comportemental, pas seulement sur la réassurance

 

Le perfectionnisme change rarement uniquement par l’insight. La pratique comportementale est essentielle : remettre un travail sans révisions infinies, s’arrêter à “suffisamment bon”, réduire la vérification et tolérer l’imperfection de manière graduée. Rogers Behavioral Health recommande explicitement de pratiquer l’imperfection et de répondre autrement aux pensées perfectionnistes.

 

 

Intégrer l’auto-compassion lorsque la honte est centrale

 

Pour plusieurs personnes, le perfectionnisme est entretenu non seulement par les standards, mais aussi par l’autocritique et le sentiment de ne jamais être assez. C’est pourquoi les approches basées sur l’auto-compassion peuvent être particulièrement pertinentes. L’essai randomisé de 2025 va clairement dans ce sens.

 

 

Viser la flexibilité, pas la passivité

 

L’objectif n’est pas d’arrêter de se soucier des choses importantes ni d’abandonner toute exigence. L’objectif est d’aider la personne à devenir plus flexible, plus durable et moins dirigée par la peur, la honte ou des règles internes rigides.

 

 

Quand consulter

 

Il peut être pertinent d’aller chercher de l’aide si :

 

  • le perfectionnisme rend le travail ou les études disproportionnellement stressants

  • tu procrastines parce que rien ne semble assez bon

  • tu passes un temps excessif à vérifier, corriger ou surpréparer

  • le repos est inconfortable ou teinté de culpabilité

  • ton estime personnelle dépend de ta performance

  • tu te sens de plus en plus anxieux·se, épuisé·e, découragé·e ou évitant·e

  • le problème affecte tes routines, tes relations, ton sommeil ou ta qualité de vie

 

 

Questions fréquentes

 

 

Le perfectionnisme peut-il être traité?

 

Oui. Le perfectionnisme peut s’améliorer de façon importante avec un traitement structuré, particulièrement la TCC, et possiblement aussi avec des approches inspirées de l’ACT et de l’auto-compassion.

 

 

Le perfectionnisme est-il seulement un trait de personnalité?

 

Non. Il peut devenir un facteur cliniquement significatif lorsqu’il contribue à la détresse, à la rigidité, à l’évitement ou à une atteinte du fonctionnement.

 

 

L’ergothérapie peut-elle aider avec le perfectionnisme?

 

Oui. L’ergothérapie peut être particulièrement utile lorsque le perfectionnisme affecte les routines, la gestion du temps, le travail, les études, le repos et le fonctionnement quotidien.

 

 

Qu’est-ce qui rend l’approche de Vivago innovante?

 

Une approche innovante ne se limite pas à parler des pensées perfectionnistes. Elle combine des approches fondées sur les données probantes avec un travail concret sur l’auto-compassion, la flexibilité, le fonctionnement réel, les routines, la participation au travail et aux études, ainsi qu’une approche interdisciplinaire lorsque nécessaire.

 

 

Références

 

Borgdorf, K. S. A., et al. (2025). Effects of a brief online self-compassion training on perfectionism, self-criticism, and social anxiety: A randomized controlled trial.

 

Bowers, E. M., et al. (2025). A randomized controlled trial of self-help acceptance and commitment therapy and cognitive behavioral therapy for perfectionism.

 

Clinique Vivago. (2026). Homepage and service pages. Pages institutionnelles décrivant Vivago comme une clinique inclusive et interdisciplinaire à Montréal offrant notamment psychologie, ergothérapie, neuropsychologie et des soins axés sur le fonctionnement réel.

 

Rogers Behavioral Health. (2025). 3 practices to challenge perfectionism.

 

Wegerer, M. (2024). Cognitive-Behavioral Treatment of Perfectionism: An Overview of the State of Research and Practical Therapeutical Procedures.

 

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