
Treatment Options for Panic Attacks: What Actually Works?
Understanding Panic Before Choosing Treatment
Important Medical & Clinical Disclaimer
The information provided on this page is for educational and informational purposes only. It does not constitute medical, psychological, psychiatric, or therapeutic advice.
This content is not intended to:
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Diagnose any mental health condition
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Replace individualized clinical assessment
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Recommend specific medications or treatment plans
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Substitute for consultation with a licensed healthcare professional
Treatment decisions — including whether to start, stop, or adjust medication — must always be made in consultation with a qualified physician, psychiatrist, nurse practitioner, or other authorized prescriber.
Rédigé par Gio Arcuri, OT, MSc
Ergothérapeute en santé mentale
Chargé de cours, Université McGill
Fondateur de la Clinique Vivago
Les attaques de panique peuvent être terrifiantes.
Votre cœur s’emballe. Votre poitrine se serre. Votre respiration change. Vous pouvez vous sentir étourdi·e, détaché·e, ou convaincu·e que quelque chose de grave est en train de se produire.
Et dans ces moments-là, cela ne semble pas psychologique — cela semble physique. Dangereux. Urgent.
Si vous êtes ici, vous vous posez probablement ces questions :
Comment traite-t-on les attaques de panique ?
Qu’est-ce qui fonctionne réellement ?
Ai-je besoin d’une thérapie ? D’une médication ?
Est-ce que cela va finir par s’arrêter ?
La bonne nouvelle, c’est que la panique se traite très bien.
Avec le bon accompagnement, la majorité des personnes observent une amélioration significative.
Chez Vivago, nous abordons le traitement de la panique avec clarté, compassion et rigueur scientifique — sans jargon inutile ni jugement.
Comprendre la panique avant de choisir un traitement
Une attaque de panique n’est pas un signe que vous êtes « brisé·e ».
Il s’agit d’un système nerveux qui s’active de façon inappropriée — déclenchant une réponse de survie en l’absence de danger réel.
La panique devient un trouble lorsque :
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Vous commencez à craindre la prochaine attaque.
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Vous évitez certains lieux ou situations.
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Votre monde se rétrécit.
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Votre fonctionnement quotidien change.
Si vous souhaitez comprendre plus en profondeur le fonctionnement physiologique de la panique, vous pouvez consulter notre guide : Comprendre les attaques de panique.
Le traitement ne consiste pas à éliminer complètement l’anxiété.
Il consiste à transformer votre relation avec elle.
Approfondir le traitement des attaques de panique : ce qui fonctionne réellement

Les traitements les plus efficaces pour les attaques de panique
Il existe un consensus scientifique solide sur ce qui fonctionne réellement.
Explorons ensemble les différentes options.
1. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
La TCC est considérée comme le traitement de référence pour le trouble panique.
Elle est également utilisée dans le traitement de l’anxiété généralisée et d’autres troubles anxieux.
Pourquoi ?
Parce que la panique est entretenue par :
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Des pensées catastrophiques (« Je suis en train de mourir. »)
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Une hypervigilance aux sensations corporelles
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Des comportements d’évitement
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Des comportements de sécurité (vérifications, recherche de réassurance, plans d’échappement)
La TCC vous aide à :
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Identifier les interprétations catastrophiques
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Comprendre le cycle de la panique
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Faire face graduellement aux sensations redoutées
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Réduire l’évitement
Un élément particulièrement puissant de la TCC est l’exposition interoceptive.
Cela consiste à recréer volontairement certaines sensations physiques (comme les étourdissements ou l’augmentation du rythme cardiaque) dans un cadre sécuritaire et contrôlé afin que votre cerveau apprenne :
« Cette sensation est inconfortable — mais elle n’est pas dangereuse. »
C’est ce qui permet de briser le cercle vicieux de la peur.
La plupart des personnes commencent à observer une amélioration après 8 à 12 séances lorsque le traitement est structuré et régulier.
2. La thérapie basée sur l’exposition
L’évitement alimente la panique.
Si vous cessez de conduire, évitez les épiceries ou refusez de rester seul·e, votre cerveau interprète progressivement ces situations comme des menaces.
La thérapie d’exposition renverse doucement ce mécanisme.
Elle implique :
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Un retour progressif aux situations évitées
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Une réduction des comportements de sécurité
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Le développement d’une tolérance du système nerveux
L’exposition n’est jamais imposée.
Elle est collaborative, progressive et empreinte de bienveillance.
L’objectif n’est pas de « forcer » la panique à disparaître — mais de réentraîner votre système nerveux.
3. L’ergothérapie pour la panique
C’est ici que plusieurs personnes sont surprises.
La panique n’est pas uniquement une expérience mentale. Elle affecte le fonctionnement quotidien :
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Absences au travail
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Évitement des transports en commun
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Réduction des activités sociales
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Difficultés de sommeil
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Changements dans les routines
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Peur d’être seul·e
L’ergothérapie se concentre sur le fonctionnement.
Chez Vivago, l’ergothérapie pour la panique peut inclure :
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Un plan de retour progressif au travail
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Des ajustements de l’environnement
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Une exposition structurée dans des contextes réels
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La stabilisation des routines
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Des stratégies de régulation sensorielle
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La gestion de l’énergie
Au lieu de seulement réduire les symptômes, nous travaillons à rétablir la participation à la vie quotidienne.
La panique peut rétrécir votre monde.
Notre travail vise à l’agrandir de nouveau.
4. Les options médicamenteuses pour les attaques de panique
La médication peut être utile, surtout lorsque les attaques de panique sont fréquentes, intenses ou qu’elles ont un impact important sur le fonctionnement quotidien.
Il est important de rappeler que la médication ne « supprime » pas l’anxiété. Elle agit plutôt en réduisant l’intensité et la fréquence des symptômes, ce qui permet au système nerveux de se stabiliser et rend le travail thérapeutique plus efficace.
Les décisions concernant la médication doivent toujours être prises en collaboration avec un·e professionnel·le habilité·e à prescrire.
Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)
Les ISRS sont considérés comme le traitement de première ligne pour le trouble panique.
Parmi les plus prescrits :
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Sertraline
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Escitalopram
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Fluoxétine
Ces médicaments agissent sur la régulation de la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la gestion de l’humeur et de l’anxiété.
Ce qu’il faut savoir :
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Les effets bénéfiques apparaissent généralement après 2 à 6 semaines.
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Un ajustement progressif est souvent nécessaire.
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Des effets secondaires temporaires peuvent survenir au début (nausées, agitation légère, troubles du sommeil), mais ils diminuent fréquemment avec le temps.
Un suivi régulier avec le ou la prescripteur·trice est essentiel durant la période d’ajustement.
Les IRSN (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline)
Les IRSN peuvent être proposés lorsque les ISRS ne sont pas suffisamment efficaces ou mal tolérés.
Ils agissent sur deux neurotransmetteurs impliqués dans la réponse au stress.
Comme les ISRS, ils nécessitent un délai avant d’observer les effets thérapeutiques et un suivi attentif lors de l’initiation.
Les benzodiazépines (usage à court terme)
Les benzodiazépines peuvent réduire rapidement l’intensité d’une attaque de panique.
Cependant :
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Elles ne traitent pas la cause sous-jacente.
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Elles peuvent renforcer l’évitement si utilisées comme « solution de secours ».
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Elles sont généralement prescrites pour une utilisation ponctuelle ou à court terme.
Elles peuvent être pertinentes dans certaines situations spécifiques, mais ne constituent pas une stratégie de traitement à long terme.
Traitement combiné : médication et psychothérapie
Les données scientifiques montrent que les meilleurs résultats à long terme sont souvent obtenus lorsque la médication est combinée à une thérapie structurée, notamment la thérapie cognitivo-comportementale et les approches basées sur l’exposition.
La médication peut :
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Réduire l’intensité des symptômes
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Stabiliser le système nerveux
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Diminuer l’hypervigilance
La thérapie, quant à elle, permet de :
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Modifier la relation à la panique
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Réduire l’évitement
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Retravailler les interprétations catastrophiques
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Réentraîner le système nerveux
Ensemble, ces approches favorisent une amélioration durable.
Un mot important
Certaines personnes bénéficient d’une psychothérapie seule.
D’autres trouvent qu’un soutien pharmacologique facilite le processus.
Il n’existe pas de solution universelle.
Le traitement le plus efficace est celui qui tient compte de votre niveau de détresse, de votre fonctionnement quotidien et de vos préférences.

5. Les programmes intensifs ou semi-intensifs
Lorsque la panique limite de façon importante le fonctionnement — par exemple :
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Visites répétées à l’urgence
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Agoraphobie sévère
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Incapacité à travailler
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Recherche constante de réassurance
Un programme plus structuré peut aider à accélérer les progrès.
Un traitement intensif permet :
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Un travail d’exposition plus fréquent
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Un suivi rapproché
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Des changements comportementaux plus rapides
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Une dynamique de progression plus soutenue
Une intervention précoce réduit le risque d’atteinte fonctionnelle à long terme.
Ce qui ne fonctionne PAS pour la panique
Cette section est importante.
Parce que, sans le vouloir, plusieurs personnes renforcent la panique.
L’évitement ne fonctionne pas.
La recherche constante de réassurance ne fonctionne pas.
Les examens médicaux répétés ne fonctionnent pas (une fois les causes médicales écartées).
Les comportements de sécurité ne fonctionnent pas à long terme.
Ils apportent un soulagement à court terme.
Mais ils renforcent la peur.
Le traitement fonctionne lorsque le système nerveux apprend la sécurité par l’expérience — et non par l’évitement.
Combien de temps dure le traitement de la panique ?
La plupart des programmes structurés de TCC durent :
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8 à 16 séances pour une panique sans complications
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Plus longtemps lorsqu’un traumatisme, une dépression ou une anxiété chronique sont présents
L’amélioration se fait souvent par étapes :
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Comprendre le cycle de la panique
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Réduire la peur des sensations physiques
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Diminuer l’évitement
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Retrouver la confiance
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Réélargir la participation à la vie quotidienne
La récupération n’est pas linéaire.
Mais elle est possible.
Quand consulter un·e professionnel·le ?
Envisagez de demander de l’aide si :
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Vous évitez certains lieux par peur d’une attaque
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Vous avez consulté à l’urgence à plusieurs reprises
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Vous craignez d’être seul·e
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Votre travail ou vos études sont affectés
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Votre monde vous semble plus restreint qu’avant
Vous avez le droit de demander du soutien — même si votre panique « n’est pas si grave ».
Une intervention précoce prévient une restriction à long terme.
Traitement des attaques de panique à Montréal
Chez Vivago, nous offrons :
Vous pouvez faire une auto-référence.
Aucun diagnostic n’est requis.
Notre approche est collaborative, structurée et ancrée dans les données probantes — tout en demeurant humaine et bienveillante.
Questions fréquentes sur le traitement de la panique
Le trouble panique est-il guérissable ?
Plusieurs personnes vivent une rémission complète. D’autres apprennent à gérer la panique de façon à ce qu’elle ne limite plus leur vie.
Peut-on traiter la panique sans médication ?
Oui. De nombreuses personnes se rétablissent grâce à la TCC et aux approches d’exposition seules.
Pourquoi les attaques de panique semblent-elles si physiques ?
Parce qu’elles le sont. Il s’agit d’une réponse du système nerveux — et non pas « simplement dans votre tête ».
Et si j’ai peur de commencer une thérapie d’exposition ?
Cette crainte est fréquente. L’exposition est toujours progressive, collaborative et respectueuse de votre rythme.
Vous n’êtes pas faible parce que vous vivez de la panique
La panique est intense.
Mais elle n’est pas une condamnation à vie.
Avec la bonne approche, votre système nerveux peut réapprendre la sécurité.
Si la panique a rétréci votre monde, nous pouvons vous aider à l’agrandir de nouveau.
Vous n’avez pas à traverser cela seul·e.