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Thinking Man

Comprendre les options de traitement de la dépression au Québec

Une approche par paliers fondée sur les données probantes

Rédigé par Gio Arcuri, OT, MSc

Ergothérapeute en santé mentale

Chargé de cours, Université McGill

Fondateur de la Clinique Vivago

Le traitement de la dépression n’est pas une approche unique.
Au Québec, les soins peuvent aller de la psychothérapie hebdomadaire aux programmes intensifs ambulatoires, en passant par différentes stratégies de médication et des options hospitalières spécialisées comme la neuromodulation ou l’électroconvulsivothérapie (ECT). Le meilleur choix est rarement « le traitement le plus fort ». Il s’agit plutôt d’avoir le bon niveau de soins, au bon moment, avec la possibilité d’ajuster l’intensité selon l’évolution des besoins.
 
Cette page pilier est structurée selon une approche de soins par paliers, un cadre largement recommandé dans les systèmes de santé mentale. Cette approche permet d’adapter l’intensité des traitements aux besoins actuels, de suivre la réponse aux interventions, et de monter ou descendre d’un palier lorsque cela est cliniquement indiqué.
Avis médical: Cette page est fournie à des fins d’information et d’éducation seulement. Elle ne constitue pas un diagnostic médical ni un substitut à une évaluation ou à des soins personnalisés. Si vous êtes en situation de danger immédiat ou à risque de vous faire du mal, veuillez contacter les services d’urgence (911) ou les ressources locales appropriées sans délai.

Dépression au Québec : pourquoi le bon niveau de soins fait toute la différence

La dépression n’affecte pas seulement l’humeur, mais aussi le sommeil, la motivation, la concentration, l’appétit, l’énergie et la capacité à fonctionner au quotidien. Lorsque le fonctionnement commence à se détériorer, le traitement nécessite souvent plus de structure et de coordination que ce que des rencontres hebdomadaires peuvent offrir.
 
C’est pourquoi les systèmes de soins modernes organisent de plus en plus le traitement de la dépression comme un parcours, plutôt que comme une intervention unique.

Approche par paliers : le cadre fondé sur les données probantes derrière l’idée de « vous rencontrer là où vous êtes »

L’approche par paliers est une approche structurée qui :

 

  • débute par l’option la moins intensive susceptible d’être efficace,

  • surveille l’évolution des symptômes et du fonctionnement,

  • ajuste l’intensité des soins au besoin.

 

Elle vise à réduire à la fois le sous-traitement (maintenir des soins trop peu intensifs alors que la situation se détériore) et le sur-traitement (recourir à des soins inutilement intensifs lorsqu’ils ne sont pas indiqués).

 

Au Québec, les organismes responsables des lignes directrices et de l’évaluation des technologies en santé ont examiné les approches par paliers dans le contexte de la dépression, ainsi que plusieurs interventions utilisées au sein de parcours de soins structurés selon ce modèle.

 

 

Mesure et flexibilité : le cœur de l’approche

 

Une approche par paliers est d’autant plus efficace lorsque les programmes suivent l’évolution des résultats dans le temps, en tenant compte à la fois :

 

  • des symptômes,

  • et d’indicateurs fonctionnels tels que le sommeil, les routines quotidiennes, la participation au travail ou aux études, les soins personnels et les patrons de rechute.

 

 

Références

 

World Health Organization. (2017). Depression and other common mental disorders: Global health estimates. WHO. https://www.who.int/publications/i/item/depression-global-health-estimates

 

Bower, P., & Gilbody, S. (2005). Stepped care in psychological therapies: Access, effectiveness and efficiency. British Journal of Psychiatry, 186(1), 11–17. https://doi.org/10.1192/bjp.186.1.11

 

Karyotaki, E., et al. (2021). Efficacy of psychological interventions for depression in routine practice: A meta-analysis. The Lancet Psychiatry, 8(7), 572–584. https://doi.org/10.1016/S2215-0366(21)00110-8

Le modèle Vivago d’approche par paliers:
Notre approche adaptée

Le modèle d’approche par paliers de Vivago s’appuie sur les mêmes principes reconnus, tout en ancrant les décisions cliniques dans le rétablissement fonctionnel — c’est-à-dire dans la manière dont la dépression affecte la vie quotidienne, et non uniquement à partir de listes de symptômes.

 

 

À quoi ressemble concrètement « vous rencontrer là où vous êtes »

 

  • Point d’entrée ajusté à la réalité : débuter au niveau de soins qui correspond au fonctionnement actuel et au niveau de risque.

  • Coordination interdisciplinaire : psychothérapie + ergothérapie + (lorsque indiqué) psychiatrie, avec des objectifs partagés et des mises en pratique dans la vie réelle.

  • Montée en intensité sans honte : si la thérapie hebdomadaire ne suffit pas, le modèle augmente l’intensité des soins plutôt que de répéter indéfiniment la même approche.

  • Diminution graduelle avec soutien : lorsque la stabilité revient, les transitions sont planifiées intentionnellement afin de prévenir les rechutes (suivi post-programme, relances, planification des routines).

  • Adaptation affirmant la neurodiversité : les stratégies sont ajustées aux différences sensorielles, cognitives et de régulation, sans imposer un modèle unique ou « normalisé » de rétablissement.

 

 

Références

 

National Institute for Health and Care Excellence. (2022). Depression in adults: Treatment and management (NG222). NICE. https://www.nice.org.uk/guidance/ng222

 

Canadian Agency for Drugs and Technologies in Health. (2016). Stepped care models in mental health. CADTH. https://www.cadth.ca/stepped-care-models-mental-health

 

Richards, D. A., & Borglin, G. (2011). Implementation of psychological therapies for anxiety and depression: The IAPT experience. Journal of Mental Health, 20(4), 318–327. https://doi.org/10.3109/09638237.2011.608746

Praying

Options de traitement selon le niveau de soins:
L’échelle Vivago de l’approche par paliers

Palier 1 Vivago — Soins ambulatoires interdisciplinaires dirigés par l’ergothérapie

(lorsque la sécurité est stable, mais que le fonctionnement quotidien devient difficile)

 

Dans plusieurs modèles de soins, le palier 1 est décrit comme une « thérapie hebdomadaire ».

À Vivago, le palier 1 n’est pas centré uniquement sur la psychothérapie. Il s’agit d’un niveau de soins interdisciplinaire dirigé par l’ergothérapie, dont l’objectif principal est de stabiliser et restaurer le fonctionnement quotidien dès les premiers signes de désorganisation, avant que la situation ne nécessite des soins plus intensifs.

 

La dépression se manifeste souvent d’abord par une atteinte du fonctionnement, plutôt que par une crise aiguë : perturbation du sommeil, perte de routines, difficulté à initier ou à compléter des tâches, diminution des soins personnels, retrait du travail ou des études, augmentation de l’évitement. Ces atteintes fonctionnelles sont fortement associées à la sévérité et à la chronicité de la dépression (Organisation mondiale de la Santé [OMS], 2017 ; Fried & Nesse, 2014).

 

Dans ce contexte, une intervention efficace doit aller au-delà de la compréhension des symptômes et viser un soutien concret dans la vie quotidienne. C’est pourquoi l’ergothérapie constitue la force motrice du palier 1 à Vivago, avec la psychothérapie et la psychiatrie intégrées de façon complémentaire lorsque pertinent.

 

 

Ce que l’ergothérapie dirige au palier 1

 

Au palier 1, l’ergothérapie se concentre sur la manière dont la dépression affecte concrètement la vie de la personne, et sur la reconstruction des conditions nécessaires à une participation quotidienne durable.

 

Les interventions en ergothérapie ciblent notamment :

 

  • la stabilisation des routines quotidiennes

    (cycle veille–sommeil, repas, hygiène, rythme hebdomadaire)

  • le soutien à l’initiation et au maintien des activités, lorsque la motivation, l’énergie ou les fonctions exécutives sont atteintes

  • la gestion de l’énergie et l’équilibre occupationnel, afin de prévenir les cycles d’épuisement et de retrait

  • le maintien ou l’adaptation de la participation au travail, aux études ou aux rôles familiaux

  • la réduction de l’évitement des activités quotidiennes devenues émotionnellement ou cognitivement exigeantes

  • l’application de stratégies de régulation émotionnelle dans les contextes réels de la vie quotidienne

 

Ces dimensions sont centrales au rôle de l’ergothérapie en santé mentale et sont étroitement liées au bien-être et au rétablissement à long terme (Association canadienne des ergothérapeutes [ACE], 2018 ; American Occupational Therapy Association [AOTA], 2020 ; Eklund & Argentzell, 2016 ; Kielhofner, 2008).

 

La question clinique de départ n’est donc pas seulement :

 

« Quels sont les symptômes? »
mais aussi :
« Qu’est-ce qui ne fonctionne plus concrètement dans la vie de tous les jours — et comment peut-on le remettre en mouvement de façon soutenable? »

 

 

Utilisation de cadres fondés sur les données probantes au sein de l’ergothérapie (et non comme psychothérapie)

 

À Vivago, les ergothérapeutes s’appuient sur des cadres théoriques fondés sur les données probantes pour orienter la structuration des activités, des routines et des environnements, sans offrir de psychothérapie.

 

Ces cadres sont utilisés de façon informée (« -informed ») afin de soutenir le changement occupationnel et la participation, ce qui correspond aux meilleures pratiques en ergothérapie en santé mentale (Brown & Stoffel, 2011).

 

 

Approche informée par l’acceptation et l’engagement (ACT-informed)

Les principes issus de l’acceptation et de l’engagement sont particulièrement cohérents avec l’ergothérapie, puisqu’ils mettent l’accent sur l’action orientée par les valeurs, même en présence de détresse psychologique.

 

En pratique, cela peut inclure :

 

  • la clarification de ce qui est significatif pour la personne dans sa vie quotidienne,

  • l’identification de la manière dont la dépression a restreint la participation,

  • le soutien à une reprise graduelle d’activités significatives, sans attendre la disparition complète des symptômes.

 

L’objectif est la participation occupationnelle, et non le traitement des processus internes (Hayes et al., 2012).

 

 

Stratégies informées par la thérapie cognitivo-comportementale (CBT-informed)

Les approches informées par la thérapie cognitivo-comportementale sont utilisées en ergothérapie principalement à travers :

 

  • l’activation comportementale,

  • la structuration des routines,

  • l’analyse des liens entre comportements, environnement et fonctionnement.

 

L’ergothérapeute soutient la personne à agir différemment dans sa vie quotidienne (initier des tâches, structurer la journée, tester des adaptations), plutôt qu’à travailler sur la restructuration cognitive en tant que telle (Dimidjian et al., 2006 ; Ekers et al., 2014).

 

 

Outils informés par la thérapie comportementale dialectique (DBT-informed)

Des outils issus de la thérapie comportementale dialectique peuvent être intégrés pour soutenir la régulation émotionnelle et la tolérance à la détresse dans les situations de la vie quotidienne.

 

Cela peut inclure :

 

  • l’identification des moments à risque de dérégulation dans les routines,

  • l’application de stratégies de régulation in situ (p. ex. modulation sensorielle, adaptation de l’environnement),

  • l’ajustement des stratégies selon le profil sensoriel et cognitif de la personne.

 

Il s’agit d’un enseignement et d’une application de compétences fonctionnelles, et non d’un traitement psychothérapeutique (Linehan, 2015 ; Brown & Stoffel, 2011).

 

 

Exposition graduée par les activités quotidiennes

L’ergothérapie utilise fréquemment l’exposition graduée pour soutenir la reprise d’activités évitées (sortir de la maison, répondre à des courriels, retourner dans des lieux ou des rôles).

 

Cette exposition est :

 

  • graduée,

  • ancrée dans les contextes réels,

  • accompagnée d’un travail sur le rythme, la récupération et l’adaptation.

 

L’objectif est de restaurer la participation, ce qui est cohérent avec les modèles contemporains d’exposition et avec la pratique ergothérapique (Craske et al., 2014 ; Creek, 2003).

 

 

Rôle de la psychothérapie et de la psychiatrie au palier 1

 

  • La psychothérapie, lorsqu’elle est intégrée, soutient la compréhension émotionnelle et relationnelle et s’articule autour des objectifs fonctionnels définis avec l’ergothérapie.

  • La psychiatrie intervient de façon ciblée lorsque nécessaire, en évaluant les effets des traitements pharmacologiques en fonction de retombées fonctionnelles observables (sommeil, énergie, participation).

 

Les soins sont coordonnés afin d’éviter les trajectoires parallèles et de maintenir une cohérence clinique centrée sur le fonctionnement.

 

 

Pourquoi ce modèle est essentiel dans une approche par paliers

 

Un palier 1 dirigé par l’ergothérapie permet :

 

  • d’intervenir avant la crise,

  • de réduire le risque de sous-traitement ou de sur-traitement,

  • de détecter rapidement la nécessité d’un palier plus intensif,

  • de soutenir un rétablissement fonctionnel durable, au-delà de la réduction des symptômes (OMS, 2017 ; Eklund & Argentzell, 2016).

 

Lorsque ce palier est bien structuré, l’ajustement vers un niveau de soins supérieur devient une décision clinique logique, et non un échec.

 

 

Références

 

American Occupational Therapy Association. (2020). Occupational therapy practice guidelines for adults with serious mental illness. AOTA Press.

 

Association canadienne des ergothérapeutes. (2018). Prise de position : l’ergothérapie et la santé mentale. https://caot.ca

 

Brown, C., & Stoffel, V. C. (2011). Occupational therapy in mental health: A vision for participation. F.A. Davis.

 

Creek, J. (2003). Occupational therapy defined as a complex intervention. British Journal of Occupational Therapy, 66(5), 210–218. https://doi.org/10.1177/030802260306600503

 

Craske, M. G., Treanor, M., Conway, C. C., Zbozinek, T., & Vervliet, B. (2014). Maximizing exposure therapy: An inhibitory learning approach. Behaviour Research and Therapy, 58, 10–23. https://doi.org/10.1016/j.brat.2014.04.006

 

Dimidjian, S., et al. (2006). Behavioral activation, cognitive therapy, and antidepressant medication in the acute treatment of major depression. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 74(4), 658–670. https://doi.org/10.1037/0022-006X.74.4.658

 

Ekers, D., et al. (2014). Behavioural activation for depression: An update of meta-analysis. World Psychiatry, 13(3), 318–327. https://doi.org/10.1002/wps.20162

 

Eklund, M., & Argentzell, E. (2016). Perceived occupational balance and well-being among people with mental illness. Scandinavian Journal of Occupational Therapy, 23(4), 252–259. https://doi.org/10.3109/11038128.2015.1102969

 

Fried, E. I., & Nesse, R. M. (2014). The impact of individual depressive symptoms on impairment of psychosocial functioning. PLoS Medicine, 11(2), e1001686. https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1001686

 

Hayes, S. C., Strosahl, K. D., & Wilson, K. G. (2012). Acceptance and Commitment Therapy: The process and practice of mindful change (2e éd.). Guilford Press.

 

Kielhofner, G. (2008). Model of Human Occupation: Theory and application (4e éd.). Lippincott Williams & Wilkins.

 

Linehan, M. M. (2015). DBT skills training manual (2e éd.). Guilford Press.

 

Organisation mondiale de la Santé. (2017). Depression and other common mental disorders: Global health estimates. https://www.who.int/publications/i/item/depression-global-health-estimates

 

 

Palier 2 — Programmes intensifs ambulatoires interdisciplinaires

(lorsque le fonctionnement est significativement compromis, sans indication d’hospitalisation)

 

Le palier 2 devient indiqué lorsque le fonctionnement quotidien continue de se détériorer malgré des soins ambulatoires de faible intensité. À ce stade, la personne n’est pas nécessairement en crise aiguë, mais présente une désorganisation persistante de la vie quotidienne : perte de rythme, incapacité à maintenir les rôles, évitement généralisé, épuisement, rigidification des stratégies d’adaptation.

 

À Vivago, le palier 2 prend la forme de programmes intensifs ambulatoires interdisciplinaires, structurés autour du rétablissement fonctionnel, avec une coordination étroite entre les professions et un ajustement continu de l’intensité des soins (Bower & Gilbody, 2005 ; Kallert et al., 2007).

 

 

Rôle central de l’ergothérapie au palier 2

 

Dans les programmes intensifs, l’ergothérapie demeure un pilier structurant du parcours de soins :

 

  • mise en place d’un rythme thérapeutique structuré (présence régulière, ancrage temporel) ;

  • pratique répétée en contexte réel des stratégies de régulation, d’organisation et de participation ;

  • soutien actif à la reprise des occupations significatives (travail, études, relations, soins personnels) ;

  • observation fine et continue du fonctionnement afin d’ajuster rapidement les modalités ou l’intensité des soins.

 

L’ergothérapie agit comme fil conducteur entre les différentes interventions, assurant la cohérence entre ce qui est travaillé en séance et ce qui se déploie concrètement dans la vie quotidienne (Kielhofner, 2008 ; Eklund & Argentzell, 2016).

 

 

Contribution des autres professionnel·le·s au palier 2

 

Le palier 2 repose sur une interdisciplinarité réelle, où chaque profession intervient selon son champ de compétence :

 

  • Psychologie / psychothérapie : travail sur les processus émotionnels, cognitifs, relationnels et identitaires, en cohérence avec les objectifs fonctionnels ;

  • Psychiatrie : évaluation clinique lorsque nécessaire, ajustement pharmacologique, suivi des effets des traitements en lien avec le fonctionnement ;

  • Travail social : accompagnement des enjeux psychosociaux, familiaux, financiers, scolaires ou professionnels, et soutien aux transitions ;

  • Sexologie : intervention lorsque la dépression affecte la sexualité, l’intimité, l’identité ou les relations — dimensions souvent centrales au bien-être et au rétablissement ;

  • Autres professionnel·le·s de la santé, selon les besoins (p. ex. nutrition, neuropsychologie).

 

L’objectif n’est pas la juxtaposition des expertises, mais la co-construction active d’un plan intégré, ajusté en continu selon l’évolution du fonctionnement (Priebe et al., 2011).

 

 

Palier 3 — Soins hospitaliers et interventions spécialisées

(lorsque la sécurité, la stabilité ou la santé globale sont compromises)

 

Le palier 3 est indiqué lorsque la sécurité de la personne ne peut être assurée, que le risque suicidaire est élevé, ou qu’une stabilisation médicale ou psychiatrique est requise. Il inclut notamment l’hospitalisation, les soins d’urgence et certaines interventions spécialisées.

 

Dans une approche par paliers, le palier 3 n’est pas une finalité, mais une étape transitoire intégrée à un parcours de soins plus large. Les données montrent que les trajectoires les plus favorables sont celles où l’hospitalisation est accompagnée d’une planification claire du retour vers des soins ambulatoires intensifs, plutôt que d’un congé abrupt vers des services minimaux (Olfson et al., 2016 ; Vigod et al., 2015).

 

 

Continuité fonctionnelle malgré l’hospitalisation

 

Même lorsque les soins sont hospitaliers, la question centrale demeure :

 

Comment la personne va-t-elle reprendre sa vie après la stabilisation?

 

À Vivago, le palier 3 est pensé en lien avec :

 

  • un retour progressif vers un palier 2 ou 1 ;

  • la reconstruction des routines quotidiennes ;

  • une prévention active des rechutes ;

  • une coordination étroite avec les équipes hospitalières et ambulatoires.

 

Cette continuité réduit les ruptures de soins, le risque de réadmission précoce et le sentiment de « repartir à zéro » après l’hospitalisation (Vigod et al., 2015 ; Heggestad, 2002).

Références 

 

Bower, P., & Gilbody, S. (2005). Stepped care in psychological therapies: Access, effectiveness and efficiency. British Journal of Psychiatry, 186(1), 11–17. https://doi.org/10.1192/bjp.186.1.11

 

Eklund, M., & Argentzell, E. (2016). Perceived occupational balance and well-being among people with mental illness. Scandinavian Journal of Occupational Therapy, 23(4), 252–259. https://doi.org/10.3109/11038128.2015.1102969

 

Heggestad, T. (2002). Do hospital length of stay and staffing predict readmission? Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, 37, 213–219. https://doi.org/10.1007/s00127-002-0531-9

 

Kallert, T. W., et al. (2007). Effectiveness of inpatient versus outpatient treatment for depression. British Journal of Psychiatry, 191, 427–435. https://doi.org/10.1192/bjp.bp.106.035972

 

Kielhofner, G. (2008). Model of Human Occupation: Theory and application (4e éd.). Lippincott Williams & Wilkins.

 

Olfson, M., et al. (2016). Short-term outcomes of psychiatric hospitalization. Psychiatric Services, 67(10), 1119–1125. https://doi.org/10.1176/appi.ps.201500358

 

Priebe, S., et al. (2011). Effectiveness of structured outpatient care compared with inpatient treatment. British Journal of Psychiatry, 199(1), 47–52. https://doi.org/10.1192/bjp.bp.110.087502

 

Vigod, S. N., et al. (2015). Transitional interventions to reduce early psychiatric readmissions. American Journal of Psychiatry, 172(6), 515–524. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2014.14070878

Rainbow Flag Portrait

Options de psychothérapie fondées sur les données probantes,
incluant des approches intégratives

Signature Vivago — Notre approche

Chez Vivago, la dépression est abordée comme une atteinte du fonctionnement, pas seulement de l’humeur.
 
Notre modèle de soins par paliers repose sur une ergothérapie forte, intégrée à une interdisciplinarité réelle incluant la psychologie, la psychiatrie, le travail social, la sexologie et d’autres expertises au besoin.
 
Nous adaptons l’intensité des soins au bon moment, sans rupture, en priorisant la participation à la vie quotidienne, la dignité et le rétablissement durable.

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC), activation comportementale et thérapie interpersonnelle (TIP)

 

(psychothérapies de première ligne)

 

Il s’agit d’options courantes et solidement étayées par les données probantes qui ciblent :

 

  • les schémas de pensée (thérapie cognitivo-comportementale – TCC),

  • les comportements et les routines quotidiennes (activation comportementale),

  • le fonctionnement interpersonnel et les rôles sociaux (thérapie interpersonnelle – TIP).

 

Ces approches sont reconnues comme des traitements de première ligne pour la dépression légère à modérée, et peuvent également être intégrées à des plans de soins plus intensifs selon les besoins.

 

 

Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires (EMDR), lorsque la dépression est liée à un vécu traumatique

 

La désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires (EMDR) est particulièrement bien établie pour les troubles liés aux traumatismes psychologiques. Elle est souvent utilisée lorsque la dépression est étroitement associée à un stress traumatique ou à des expériences adverses, dans le cadre d’un plan de traitement intégré.

 

Références

van der Kolk, B. A., et al. (2007). A randomized clinical trial of EMDR. Journal of Clinical Psychiatry, 68(1), 37–46.

Carletto, S., et al. (2017). EMDR for depression: A systematic review. Frontiers in Psychology, 8, 1654. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2017.01654

 

 

Hypnose clinique (approche complémentaire)

 

L’hypnose clinique est généralement positionnée comme une approche complémentaire, notamment pour :

 

  • l’anxiété,

  • les troubles du sommeil,

  • la douleur,

  • les symptômes somatiques,

  • la régulation émotionnelle.

 

Elle n’est pas considérée comme un traitement autonome de la dépression majeure, mais peut renforcer l’efficacité d’autres interventions lorsqu’elle est intégrée de manière appropriée à un plan de soins global.

 

Références

Alladin, A. (2012). Cognitive hypnotherapy for depression. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 60(2), 114–135. https://doi.org/10.1080/00207144.2012.648070

Milling, L. S., et al. (2018). Hypnosis as an adjunct to psychotherapy: A meta-analysis. American Journal of Clinical Hypnosis, 61(1), 1–26. https://doi.org/10.1080/00029157.2018.1444036

City Lights

Options de médication
de première ligne aux stratégies d’optimisation

La médication fait couramment partie du traitement de la dépression au Québec. Elle est généralement prescrite et suivie par les médecins de famille, les groupes de médecine de famille (GMF), les psychiatres ou les cliniques externes hospitalières.

 

 

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN)

 

(options de première ligne)

 

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) sont largement utilisés comme antidépresseurs de première ligne.

 

La réponse à ces médicaments varie d’une personne à l’autre. Plusieurs lignes directrices cliniques mettent l’accent sur :

 

  • la prise de décision partagée,

  • la surveillance des effets secondaires,

  • et l’évaluation des retombées fonctionnelles (et non uniquement des variations de scores de symptômes).

 

 

Stratégies d’optimisation et de combinaison

 

Lorsque la dépression répond partiellement au traitement ou devient résistante aux traitements, les prescripteurs peuvent envisager :

 

  • l’association d’un antidépresseur (ISRS ou IRSN) avec un antipsychotique atypique, par exemple l’aripiprazole ou la quétiapine, dans des situations cliniques bien sélectionnées ;

  • d’autres stratégies d’optimisation, selon l’histoire clinique, la tolérance aux traitements et les réponses antérieures.

 

Ces stratégies sont soutenues par des données probantes dans le contexte de la dépression résistante aux traitements, mais nécessitent une surveillance attentive, notamment en raison des risques métaboliques, de la sédation et d’autres effets indésirables potentiels.

 

 

Références

 

Cipriani, A., et al. (2018). Comparative efficacy and acceptability of antidepressants for major depressive disorder. The Lancet, 391(10128), 1357–1366. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(17)32802-7

 

Rush, A. J., et al. (2006). Acute and longer-term outcomes in STARD*. American Journal of Psychiatry, 163(11), 1905–1917. https://doi.org/10.1176/ajp.2006.163.11.1905

 

Nelson, J. C., & Papakostas, G. I. (2009). Atypical antipsychotic augmentation in major depressive disorder. American Journal of Psychiatry, 166(9), 980–991. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2009.09030312

Freckled Woman Portrait

Neuromodulation et procédures hospitalières:

Soins spécialisés

Stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr)

 

(repetitive transcranial magnetic stimulation – rTMS)

 

La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) est un traitement de neuromodulation non invasif utilisé principalement dans le contexte de la dépression résistante aux traitements. Au Québec, ce traitement est offert dans des milieux spécialisés, et l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux a publié des travaux portant sur son évaluation et son utilisation dans la province.

 

Exemples de points d’accès au Québec :

 

  • Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) — Clinique de neuromodulation psychiatrique

    (référence requise par un·e psychiatre traitant·e)

  • Des services de neuromodulation peuvent également exister au sein de CISSS/CIUSSS selon les régions. L’offre varie, tout comme les trajectoires de référence.

     

    • À titre d’exemple, une clinique régionale de neuromodulation est accessible via Santé Montérégie.

 

Références

Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. (2026). Stimulation magnétique transcrânienne répétée pour la dépression réfractaire. INESSS. https://www.inesss.qc.ca

Lefaucheur, J.-P., et al. (2020). Evidence-based guidelines on the therapeutic use of repetitive transcranial magnetic stimulation. Clinical Neurophysiology, 131(2), 474–528. https://doi.org/10.1016/j.clinph.2019.11.002

 

 

Électroconvulsivothérapie (ECT)

 

(sismothérapie)

 

L’électroconvulsivothérapie (ECT) est un traitement hospitalier hautement efficace pour certaines formes de dépression sévère ou résistante aux traitements, lorsqu’indiqué. Elle est administrée sous anesthésie générale. Les instances publiques québécoises décrivent l’ECT comme un traitement d’exception, avec une variabilité régionale quant à son accessibilité.

 

Exemples de points d’accès au Québec (milieux publics/hospitaliers) :

 

  • Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) — page d’expertise et services en électroconvulsivothérapie

  • Institut universitaire en santé mentale Douglas — clinique de sismothérapie (électroconvulsivothérapie)

  • Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) — cité dans la documentation québécoise concernant les services et collaborations en électroconvulsivothérapie, et généralement associé à l’offre d’ECT au Québec

 

La disponibilité varie selon les régions et les établissements. L’accès se fait habituellement par des trajectoires de référence en psychiatrie, souvent en contexte hospitalier.

 

Références

UK ECT Review Group. (2003). Efficacy and safety of electroconvulsive therapy. The Lancet, 361(9360), 799–808. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(03)12705-5

Institut national de santé publique du Québec. (2019). Utilisation de l’électroconvulsivothérapie chez les adultes au Québec. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca

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Options à action rapide et approches émergentes pour la dépression résistante aux traitements

Kétamine (intraveineuse / intramusculaire) au Québec

 

Le système de santé québécois a évalué le rôle de la kétamine dans la dépression résistante aux traitements. L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux a publié un avis la présentant comme un traitement d’exception, indiqué dans des contextes cliniques spécifiques.

 

Exemple de trajectoire spécialisée dans le réseau public :

 

  • Institut universitaire en santé mentale Douglas — Clinique de traitement par la kétamine

    (dans le contexte de troubles dépressifs sévères ou résistants aux traitements ; accès par référence psychiatrique et avec suivi actif en santé mentale)

 

Exemples de disponibilité au privé (variable ; à vérifier) :

 

  • Des cliniques privées à Montréal annoncent des services de kétamine. La qualité et les protocoles varient ; il est recommandé de s’informer sur la supervision médicale, les critères d’indication et l’intégration avec la psychothérapie.

 

Note sur l’innovation clinique (Montréal) :

Des travaux affiliés à Université McGill ont rapporté que les bénéfices de la kétamine pourraient être optimisés lorsqu’elle est combinée à une psychothérapie et à un contexte de soins soutenant.

 

 

Eskétamine (Spravato)

 

L’eskétamine est abordée dans les revues de données probantes pour la dépression résistante aux traitements. L’accès nécessite généralement une supervision médicale structurée et des critères d’admissibilité précis.

(Il ne s’agit pas de la même chose que la « kétamine à domicile ».)

 

Références

Wilkinson, S. T., et al. (2018). Ketamine as a treatment for depression. American Journal of Psychiatry, 175(4), 327–335. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2017.17040472

Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. (2023). Kétamine et dépression réfractaire aux traitements. INESSS. https://www.inesss.qc.ca

Canadian Agency for Drugs and Technologies in Health. (2021). Esketamine (Spravato) for treatment-resistant depression. CADTH. https://www.cadth.ca

 

 

Psychothérapie assistée par psychédéliques (psilocybine, MDMA) : état de la situation au Canada et au Québec

 

Au Canada, l’accès à la psilocybine et à la MDMA à des fins thérapeutiques est généralement limité aux essais cliniques ou au Programme d’accès spécial (PAS) de Santé Canada, dans des circonstances bien définies. Santé Canada a décrit les voies d’accès et exemptions associées à ces substances.

 

Ce que cela signifie concrètement au Québec :

 

  • Ces traitements ne font pas partie des soins standards pour la dépression.

  • Un accès peut parfois être envisagé via des protocoles de recherche ou des demandes au PAS, menées par des clinicien·ne·s qualifié·e·s, lorsque les autres options ont échoué et que des mesures de sécurité strictes sont en place.

 

Références

Carhart-Harris, R. L., et al. (2021). Trial of psilocybin versus escitalopram for depression. New England Journal of Medicine, 384(15), 1402–1411. https://doi.org/10.1056/NEJMoa2032994

Mitchell, J. M., et al. (2021). MDMA-assisted therapy for PTSD. Nature Medicine, 27, 1025–1033. https://doi.org/10.1038/s41591-021-01336-3

Health Canada. (2022). Special Access Program: Psychedelic-assisted psychotherapy. https://www.canada.ca

Citadelle

Comment choisir un programme de traitement pour la dépression:
Les questions qui comptent au Québec

1) Le programme peut-il ajuster l’intensité des soins sans créer de rupture?

 

Recherchez des trajectoires claires et continues (psychothérapie hebdomadaire → programmes intensifs ambulatoires → soins de maintien et suivi post-programme), plutôt qu’une succession d’épisodes de soins isolés et non coordonnés.

 

 

2) La psychiatrie est-elle intégrée ou bien coordonnée avec le reste des soins?

 

Questions à poser :

 

  • Avez-vous accès à une évaluation psychiatrique si nécessaire?

  • Qui assure la coordination entre la médication et les objectifs thérapeutiques?

  • Quelle est la trajectoire de référence si les symptômes s’aggravent?

 

 

3) À quoi ressemble le suivi après le programme (aftercare)?

 

Les programmes solides prévoient :

 

  • des séances de transition,

  • des stratégies de prévention des rechutes,

  • le maintien ou l’ajustement des routines quotidiennes,

  • une planification du suivi, avec des mécanismes de responsabilisation.

 

 

4) Le programme adopte-t-il une approche affirmant la neurodiversité?

 

Questions à explorer :

 

  • Les stratégies sont-elles adaptées à la surcharge sensorielle, aux enjeux de fonctions exécutives et aux différents styles de communication?

  • Le programme évite-t-il d’imposer des normes de productivité uniformes ou des attentes rigides qui ne tiennent pas compte des profils neurodivergents?

Modern Waiting Area

Accès aux soins au Québec : RAMQ ou privé:

Ce qu’il est important de savoir

Réseau public (RAMQ)

 

Les soins hospitaliers — incluant la psychiatrie en hospitalisation, les services d’urgence et la stabilisation en contexte de crise — relèvent généralement du réseau public.

 

L’accès à des traitements spécialisés comme l’électroconvulsivothérapie, la stimulation magnétique transcrânienne répétée ou la kétamine en milieu public nécessite le plus souvent une référence en psychiatrie et dépend :

 

  • des critères des programmes,

  • de la disponibilité régionale,

  • et des trajectoires propres à chaque établissement

    (voir exemples mentionnés plus haut).

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Références

Alladin, A. (2012). Cognitive hypnotherapy for depression: An integrative approach. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 60(2), 114–135. https://doi.org/10.1080/00207144.2012.648070

 

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Cuijpers, P., van Straten, A., Andersson, G., & van Oppen, P. (2013). Psychotherapy for depression in adults: A meta-analysis of comparative outcome studies. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 81(6), 1045–1057. https://doi.org/10.1037/a0034490

 

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Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. (2023). Kétamine et dépression réfractaire aux traitements. Gouvernement du Québec. https://www.inesss.qc.ca

 

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Institut national de santé publique du Québec. (2019). Utilisation de l’électroconvulsivothérapie chez les adultes au Québec. https://www.inspq.qc.ca

 

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World Health Organization. (2017). Depression and other common mental disorders: Global health estimates. https://www.who.int/publications/i/item/depression-global-health-estimates

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