Rédigé par Gio Arcuri, OT, MSc
Ergothérapeute en santé mentale
Chargé de cours, Université McGill
Fondateur de la Clinique Vivago
Avis médical et clinique important
Les informations présentées sur cette page sont fournies à des fins éducatives et informatives uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, psychologique, psychiatrique ou thérapeutique.
Ce contenu n’a pas pour objectif de :
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Diagnostiquer un trouble de santé mentale
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Remplacer une évaluation clinique individualisée
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Recommander des médicaments ou des plans de traitement spécifiques
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Se substituer à une consultation avec un professionnel de la santé autorisé
Les décisions liées au traitement — y compris le fait de commencer, d’arrêter ou d’ajuster un médicament — doivent toujours être prises en consultation avec un médecin qualifié, un psychiatre, une infirmière praticienne ou tout autre professionnel autorisé à prescrire.
Réadaptation fondée sur les données probantes et guidée par l’ergothérapie pour le Trouble neurologique fonctionnel (TNF)
Le trouble neurologique fonctionnel (TNF) est une affection neurologique complexe qui affecte la façon dont le cerveau et le corps communiquent. Les symptômes peuvent inclure une faiblesse, des tremblements, des modifications de la marche, des crises fonctionnelles, des symptômes sensoriels, des changements de la parole, des difficultés de déglutition, de la fatigue, de la douleur et des plaintes cognitives. Ces symptômes sont réels, involontaires et souvent profondément perturbateurs dans la vie quotidienne, même lorsque les examens habituels comme l’IRM, l’EEG ou les analyses sanguines sont normaux ou non concluants (Espay et al., 2018; Dworetzky et al., 2025).
À la Clinique Vivago, notre approche du traitement du trouble neurologique fonctionnel repose sur des principes modernes de réadaptation et s’inspire fortement de l’ergothérapie. Cela signifie que le traitement ne se limite pas à discuter des symptômes de façon abstraite. Il vise plutôt à aider les personnes à reconstruire leur fonctionnement dans la vie quotidienne : se déplacer plus sécuritairement, retourner au travail ou aux études, rétablir des routines, tolérer les repas, participer socialement et se reconnecter à des activités et à des rôles porteurs de sens (Nicholson et al., 2020).
Le traitement peut être offert sous forme de rencontres régulières, parfois plusieurs fois par semaine, selon les besoins de la personne, la sévérité de son incapacité et la pertinence d’un format de réadaptation plus intensif. Les revues actuelles soulignent que la prise en charge du TNF est souvent plus utile lorsqu’elle est structurée, individualisée, interdisciplinaire et centrée sur l’amélioration du fonctionnement plutôt que sur la simple description des symptômes (Espay et al., 2018; Dworetzky et al., 2025).
Si tu cherches de l’information sur ce qu’est le trouble neurologique fonctionnel, sur sa présentation et sur son diagnostic, tu peux faire un lien ici vers ta page complémentaire :
→ Comprendre le trouble neurologique fonctionnel (diagnostic et symptômes)
De « trouble de conversion » à trouble neurologique fonctionnel
Le TNF était historiquement appelé trouble de conversion, un terme issu d’anciens modèles théoriques suggérant qu’un conflit psychologique était « converti » en symptômes physiques. Le champ a évolué vers le terme trouble neurologique fonctionnel parce qu’il reflète mieux la compréhension actuelle : le problème n’est pas que les symptômes sont inventés ou imaginaires, mais qu’il existe une perturbation dans la façon dont les systèmes cérébraux et corporels fonctionnent ensemble (Espay et al., 2018).
Ce changement de langage est cliniquement important. Il réduit la stigmatisation, reflète mieux les connaissances contemporaines en neurosciences et aide les patient·es à comprendre qu’il s’agit d’un véritable trouble du fonctionnement du système nerveux. La littérature moderne sur le TNF insiste également sur le fait que les symptômes sont involontaires. Les personnes ne choisissent pas consciemment de produire un tremblement, une faiblesse, des changements de la parole, des crises ou des symptômes de déglutition (Voon et al., 2010; Espay et al., 2018).
Pourquoi les symptômes sont réels même lorsque les tests sont normaux
L’un des aspects les plus troublants du vécu des personnes atteintes de TNF est qu’on leur dit souvent que leurs examens sont « normaux » alors que les symptômes demeurent intenses, inquiétants et invalidants. Cela peut amener les personnes à se sentir invalidées ou à avoir l’impression que leurs symptômes ne sont pas pris au sérieux. Il est important de le dire clairement : des examens normaux ne signifient pas que les symptômes ne sont pas réels (Espay et al., 2018).
La plupart des examens médicaux courants sont conçus pour identifier des anomalies structurelles comme un AVC, une tumeur, une inflammation, une atteinte nerveuse, une maladie dégénérative ou des anomalies électriques majeures. Le TNF, lui, est principalement un trouble du fonctionnement plutôt qu’un trouble de dommage structurel visible. C’est pourquoi plusieurs personnes atteintes de TNF ont une imagerie normale ou des résultats non concluants malgré des symptômes très réels (Espay et al., 2018; Perez et al., 2021).
Une analogie utile est celle du matériel versus logiciel. Dans une maladie neurologique structurelle, il existe souvent un problème de matériel. Dans le TNF, le matériel peut être intact, mais le logiciel, la signalisation ou la coordination des réseaux ne fonctionnent pas adéquatement. Les études en neuro-imagerie fonctionnelle et les modèles neurobiologiques appuient de plus en plus l’idée que les perturbations des réseaux impliqués dans le mouvement, l’attention, la conscience corporelle, la régulation émotionnelle et le traitement de la menace jouent un rôle important dans le TNF (Perez et al., 2021; Edwards et al., 2012).
Cela aide aussi à comprendre pourquoi les symptômes peuvent être si physiques. Marcher, avaler, parler, ressentir et bouger sont normalement des processus très automatiques. Lorsque ces systèmes automatiques deviennent dysrégulés, les personnes peuvent vivre les symptômes comme laborieux, imprévisibles, insécurisants ou accablants. Cela ne rend pas les symptômes moins neurologiques. Cela signifie qu’ils sont fonctionnels et réels (Espay et al., 2018; Dworetzky et al., 2025).

Principes clés du traitement du TNF fondé sur les données probantes
Les modèles actuels de traitement du TNF combinent généralement plusieurs éléments : l’éducation sur le diagnostic, la réadaptation par l’activité, la réduction de l’attention excessive portée aux symptômes et de l’hypervigilance, la régulation du système nerveux, les stratégies d’autogestion et le soutien psychologique ou comportemental lorsque cela est indiqué (Espay et al., 2018; Nielsen et al., 2015; Nicholson et al., 2020).
Un principe majeur commun aux recommandations en physiothérapie, en ergothérapie et en orthophonie est que le traitement ne devrait pas tourner autour de la vérification répétée des symptômes. Il devrait plutôt aider les personnes à se reconnecter à des patrons plus automatiques de mouvement, de parole, de déglutition et de participation à la vie quotidienne. L’objectif du traitement n’est pas seulement de « se sentir moins symptomatique », mais de devenir plus capable de fonctionner, de s’engager et de vivre (Nielsen et al., 2015; Nicholson et al., 2020; Baker et al., 2021).
Reconstruire la structure quotidienne et l’horaire
Le TNF enlève souvent aux personnes leur horaire. Les symptômes peuvent rendre la vie quotidienne imprévisible et, avec le temps, plusieurs cessent de planifier, d’initier ou de faire confiance à leur capacité à suivre des routines de base. Cela peut affecter le réveil, l’hygiène, les repas, le mouvement, la présence scolaire, la capacité de travail, les contacts sociaux et le sommeil. Les recommandations en ergothérapie pour le TNF insistent précisément sur l’importance de la réadaptation au sein des routines réelles et des occupations significatives (Nicholson et al., 2020).
Une composante clé du traitement consiste souvent à aider la personne à rétablir un rythme quotidien durable. Cela peut inclure des routines matinales et du soir structurées, l’intégration d’activités significatives dans la journée, l’équilibre entre repos et engagement, un rythme d’activité permettant d’éviter les cycles de surmenage et d’effondrement, ainsi qu’un retour graduel à une certaine prévisibilité. Se reconnecter à un horaire n’est pas superficiel. C’est souvent central pour aider le système nerveux à se sentir plus en sécurité, plus régulé et plus apte à soutenir le fonctionnement quotidien (Nicholson et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).
Réduire l’hypervigilance et la vérification corporelle
L’un des aspects les plus importants — et souvent les moins bien expliqués — du traitement du TNF est la réduction de l’hypervigilance, c’est-à-dire la surveillance constante des sensations corporelles. Plusieurs personnes atteintes de TNF deviennent naturellement préoccupées à vérifier si elles se sentent faibles, si une déglutition semble sécuritaire, si un tremblement commence, si la parole semble normale ou si une crise pourrait survenir. Les recommandations de consensus en physiothérapie et en orthophonie identifient toutes deux l’attention dirigée vers soi comme une cible thérapeutique majeure (Nielsen et al., 2015; Baker et al., 2021).
Cette vérification est compréhensible comme réponse de survie. Mais lorsque l’attention reste fixée sur les sensations corporelles, cela peut interférer avec les processus moteurs et sensoriels automatiques et renforcer un cycle de peur, de surveillance et d’amplification des symptômes. Le traitement vise donc souvent à aider les personnes à réduire graduellement la vérification, à déplacer leur attention vers le monde extérieur ou vers des tâches significatives, à tolérer plus sécuritairement l’incertitude et à réapprendre à vivre dans leur corps avec moins d’alarme constante. Pour plusieurs personnes, c’est l’un des aspects les plus transformateurs du traitement (Nielsen et al., 2015; Nicholson et al., 2020; Baker et al., 2021).

Traiter les tremblements fonctionnels et les autres symptômes moteurs fonctionnels
Vue d’ensemble
Les tremblements fonctionnels et les autres symptômes moteurs fonctionnels figurent parmi les manifestations les plus fréquentes et les plus invalidantes du TNF. Les personnes peuvent présenter des tremblements, une faiblesse d’un membre, des changements de la marche, des postures anormales, des mouvements brusques, une perte de coordination ou l’impression qu’un membre ne répond pas normalement. Ces symptômes peuvent fluctuer d’une heure à l’autre ou d’un jour à l’autre, et s’aggravent souvent en contexte de stress, de fatigue, de surcharge sensorielle ou de surveillance accrue de soi (Espay et al., 2018).
Ces symptômes peuvent ressembler au parkinsonisme, au tremblement essentiel, à la sclérose en plaques, à un AVC, à une dystonie ou à d’autres troubles du mouvement. Ce qui les distingue n’est pas qu’ils sont moins réels, mais qu’ils reflètent une perturbation fonctionnelle du contrôle moteur plutôt qu’un dommage structurel du système nerveux. Les symptômes moteurs du TNF sont donc de véritables symptômes neurologiques, même si leur mécanisme diffère de celui observé dans les maladies dégénératives ou lésionnelles (Edwards & Bhatia, 2012; Espay et al., 2018).
Pourquoi les tremblements fonctionnels et les symptômes moteurs surviennent
Le mouvement dépend normalement de systèmes cérébraux hautement coordonnés impliquant le cortex moteur, les noyaux gris centraux, le cervelet, les systèmes de prédiction, la conscience corporelle et l’attention. Dans le TNF, il semble exister une altération de la communication entre ces systèmes, particulièrement dans l’interaction entre le contrôle moteur et l’attention dirigée vers soi. Lorsque l’attention devient excessivement centrée sur la façon dont le mouvement se produit, des mouvements qui seraient normalement automatiques peuvent devenir perturbés, ralentis, tremblants, laborieux ou inconsistants (Edwards et al., 2012; Perez et al., 2021).
Le tremblement fonctionnel est un exemple particulièrement important, car il est souvent aggravé par l’attention et peut changer avec la distraction ou avec une modification du rythme. Les recommandations en ergothérapie pour le TNF incluent même des exemples pratiques d’intervention pour les tremblements fonctionnels, comme l’ajout d’un rythme alternatif, le ralentissement graduel du mouvement vers le repos ou l’utilisation du membre non atteint pour influencer le rythme et la coordination (Nicholson et al., 2020, matériel supplémentaire).
Comment la thérapie aide
Le traitement vise à restaurer l’automaticité, et non à analyser le symptôme à l’infini. Les recommandations de consensus en physiothérapie mettent l’accent sur l’éducation, le réentraînement moteur, la prise en compte des croyances liées à la maladie, la réduction de l’attention dirigée vers soi et le développement de stratégies d’autogestion dans un contexte de réadaptation positif et non jugeant (Nielsen et al., 2015).
Pour les tremblements, la faiblesse, les changements de marche ou les mouvements inconsistants, la thérapie cherche souvent à :
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pratiquer des patrons moteurs normaux dans des activités significatives
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rediriger l’attention loin de la mécanique du symptôme
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diminuer la peur et l’évitement liés au mouvement
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reconstruire la confiance dans la marche, l’équilibre, les transferts, l’atteinte et les tâches quotidiennes
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soutenir un rythme d’activité permettant des progrès durables
Plutôt que de demander : « Le tremblement est-il encore là ? », le traitement demande souvent : « Comment pouvons-nous aider ton système nerveux à bouger de façon plus automatique pendant que tu fais quelque chose de significatif ? » Ce changement de perspective est central à la réadaptation du TNF (Nielsen et al., 2015; Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Dans la pratique, le traitement peut inclure la marche tout en réalisant une tâche externe, l’utilisation du rythme ou de techniques à double tâche, la pratique de l’atteinte ou du port d’objets dans des contextes réels, le développement de l’endurance fonctionnelle ou l’utilisation d’activités quotidiennes significatives pour renforcer des patrons moteurs plus efficaces. L’ergothérapie peut également aborder l’impact du tremblement ou de la faiblesse sur l’habillage, la douche, la préparation des repas, les tâches scolaires, les exigences du travail, la conduite ou la participation communautaire (Nicholson et al., 2020).
Pour certaines personnes, les progrès commencent lorsqu’elles cessent de traiter le membre comme fragile et recommencent à l’engager dans des activités guidées et soutenues. Pour d’autres, le plus grand changement vient de la diminution de la surveillance interne constante. Dans les deux cas, le traitement consiste généralement moins à « forcer » le mouvement qu’à aider le cerveau à retrouver des façons plus sécuritaires et plus automatiques de bouger (Nielsen et al., 2015).

Réduire les crises fonctionnelles
Crises dissociatives / crises non épileptiques psychogènes
Vue d’ensemble
Les crises fonctionnelles constituent l’une des présentations les plus connues du TNF. Elles peuvent inclure des secousses, des chutes, des modifications de la réactivité, des regards fixes, une conscience altérée ou des épisodes qui ressemblent à l’épilepsie mais qui surviennent sans activité électrique épileptique à l’EEG. Ces épisodes peuvent être extrêmement effrayants et entraîner une perturbation majeure de la vie quotidienne, incluant une perte d’autonomie, l’évitement des sorties, la peur d’être seul·e, des difficultés de travail et un retrait scolaire ou social (Goldstein et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).
Les crises fonctionnelles sont réelles et involontaires. Elles ne sont pas simulées, jouées ou produites consciemment. Ce point est essentiel, car les personnes ayant des crises dissociatives sont souvent mal comprises, y compris par leur entourage. La littérature moderne sur le TNF est très claire sur le fait que ce groupe de symptômes mérite une prise en charge sérieuse et fondée sur les données probantes (Goldstein et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).
Pourquoi les crises fonctionnelles surviennent
Le mécanisme exact est encore à l’étude, mais les crises fonctionnelles seraient liées à des perturbations de la régulation émotionnelle, du traitement de la menace, de la conscience corporelle, de la dissociation et des systèmes de réponse au stress. Les épisodes peuvent être déclenchés ou aggravés par un débordement émotionnel, la fatigue, la surcharge sensorielle, les conflits, l’activation interne ou la peur anticipée d’un nouvel épisode (Goldstein et al., 2020).
Avec le temps, plusieurs personnes deviennent très vigilantes aux signes annonciateurs. Elles peuvent surveiller constamment leur corps, éviter les situations associées à des épisodes antérieurs ou vivre dans la peur permanente de s’effondrer. Cette anticipation peut faire partie du cycle de maintien. Le traitement s’intéresse donc souvent non seulement à l’épisode lui-même, mais aussi au contexte plus large du système nerveux : peur, évitement, dysrégulation et routines quotidiennes perturbées (Goldstein et al., 2020; Nicholson et al., 2020).
Comment la thérapie aide
L’étude CODES a montré qu’un traitement inspiré de la TCC, ajouté aux soins médicaux standardisés, améliorait plusieurs issues importantes chez les adultes présentant des crises dissociatives, et des analyses secondaires ont suggéré une diminution de la fréquence mensuelle des crises à 6 mois dans le groupe TCC plus soins standardisés (Goldstein et al., 2020; Goldstein et al., 2022).
Concrètement, la thérapie peut aider la personne à :
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identifier les déclencheurs et les signes prodromiques
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comprendre le cycle de la crise
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réduire la peur et l’anticipation catastrophique
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utiliser plus tôt des outils d’ancrage et de régulation
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réintroduire graduellement des activités évitées
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reconstruire un horaire prévisible qui stabilise la journée
L’ergothérapie peut également aider à reconstruire la vie autour des crises : routines, soins personnels, études, planification du travail, rythme d’activité et participation communautaire. Cela est important, car parfois le trouble ne s’étend pas seulement par les épisodes eux-mêmes, mais aussi par le rétrécissement de la vie autour d’eux (Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Le traitement peut inclure une cartographie des déclencheurs, l’identification de ce qui se passe avant, pendant et après les épisodes, l’élaboration d’un plan de réponse précoce, l’utilisation de stratégies d’ancrage, la réduction de la vérification des signes corporels annonciateurs et une reprise graduelle d’activités significatives. La thérapie peut aussi aborder les conséquences émotionnelles des épisodes, la honte, la perte de confiance et la peur d’être vu·e en public pendant une crise (Goldstein et al., 2020).
Un objectif majeur n’est pas seulement de réduire le fardeau des crises, mais aussi d’aider la personne à se sentir plus en sécurité, moins piégée et plus capable de vivre. Cela comprend la reconstruction des routines, de la confiance, de la réintégration sociale et de l’autonomie fonctionnelle en parallèle du traitement spécifique aux crises (Nicholson et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).

Aborder les difficultés de déglutition
Dysphagie fonctionnelle et symptômes de déglutition dans le TNF
Vue d’ensemble
Certaines personnes vivant avec un TNF présentent des difficultés de déglutition, parfois appelées dysphagie fonctionnelle. Les symptômes peuvent inclure une difficulté à initier la déglutition, une sensation de serrement dans la gorge, l’impression que les aliments restent coincés, la peur de s’étouffer, des vérifications répétées pendant la déglutition ou l’évitement de certaines textures, de certains repas ou de manger en public. Les symptômes de parole, de langage et de déglutition sont reconnus dans le TNF, bien que ce domaine demeure relativement moins étudié que les symptômes moteurs et les crises dissociatives (Barnett et al., 2019; Baker et al., 2021).
Ce domaine doit être abordé avec prudence. Tout symptôme de déglutition nouveau ou persistant doit d’abord faire l’objet d’une évaluation médicale afin d’exclure des causes structurelles, neurologiques, ORL ou gastro-intestinales. Les difficultés fonctionnelles de déglutition sont considérées dans le contexte d’un bilan médical approprié et d’une formulation plus globale de TNF (Baker et al., 2021; ressource NHS inform sur le TNF).
Pourquoi la déglutition devient difficile
La déglutition est normalement un processus hautement automatique. Dans le TNF, toutefois, la personne peut devenir intensément consciente de chaque déglutition. La peur de s’étouffer, l’hyperconscience des sensations de gorge et les vérifications répétées peuvent interférer avec la coordination fluide de la déglutition. Cela reflète un principe plus large observé dans l’ensemble du TNF : lorsque les fonctions automatiques deviennent sur-surveillées, elles peuvent devenir plus difficiles à exécuter de manière fluide (Baker et al., 2021; Nielsen et al., 2015).
Certaines personnes commencent également à éviter certaines situations de repas, à accélérer ou restreindre leur alimentation ou à perdre confiance dans le fait de manger en contexte social. Avec le temps, le symptôme ne concerne plus seulement la mécanique de la déglutition ; il devient lié à la peur, à l’hypervigilance, à l’isolement et à la perturbation des routines. C’est l’une des raisons pour lesquelles le traitement doit souvent aborder à la fois l’expérience du symptôme et la participation dans la vie quotidienne (Barnett et al., 2019; Nicholson et al., 2020).
Comment la thérapie aide
Les recommandations de consensus en orthophonie pour le TNF mettent l’accent sur l’éducation, le traitement symptomatique, la prise en compte de l’attention dirigée vers soi et l’intégration de principes cognitivo-comportementaux dans un environnement thérapeutique soutenant (Baker et al., 2021).
Pour les symptômes fonctionnels de déglutition, le traitement peut inclure :
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la réduction de la surveillance excessive des sensations de déglutition
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la diminution de la menace et de la peur liées à la gorge
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l’utilisation de stratégies d’apaisement ou d’ancrage autour des repas
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la réintroduction graduelle des aliments ou contextes évités lorsque cela est approprié cliniquement
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la restauration de la confiance dans le processus automatique de déglutition
L’ergothérapie peut compléter ce travail en aidant à reconstruire des heures de repas structurées, les routines de préparation des repas, la participation sociale autour de l’alimentation et la structure de la journée, particulièrement lorsque manger est devenu associé à l’anxiété ou au retrait (Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Dans la pratique, le traitement peut inclure le ralentissement du rythme autour des repas, le déplacement de l’attention vers l’extérieur, la diminution des « déglutitions test » répétées, la mise en place d’une routine alimentaire plus prévisible et un travail graduel vers le fait de manger dans des contextes devenus difficiles. Pour certaines personnes, la tâche centrale n’est pas simplement d’avaler mieux, mais de se sentir plus en sécurité dans leur corps pendant qu’elles mangent. Cette distinction est souvent cruciale en réadaptation du TNF (Baker et al., 2021; Barnett et al., 2019).

Traiter les symptômes fonctionnels de la parole et de la voix
Vue d’ensemble
Le TNF peut affecter la communication de plusieurs façons. Les personnes peuvent présenter une parole pâteuse, une difficulté à initier la parole, une perte de voix variable, des perturbations de type bégaiement, des patrons de parole inconsistants, une voix chuchotée, un mutisme ou une parole qui se détériore dans certains contextes émotionnels ou sociaux. Les symptômes de parole, de langage et de déglutition sont de plus en plus reconnus comme faisant partie importante du spectre du TNF, bien qu’ils demeurent encore sous-étudiés et parfois sous-reconnus en pratique (Barnett et al., 2019; Baker et al., 2021).
Ces symptômes peuvent être socialement dévastateurs. Les difficultés de communication peuvent affecter le travail, l’enseignement, les relations, les appels téléphoniques, l’autoreprésentation et la confiance au quotidien. Les personnes peuvent commencer à éviter les réunions, les événements sociaux ou les conversations parce que parler devient laborieux, embarrassant ou imprévisible. Comme pour d’autres symptômes du TNF, l’impact dépasse largement le symptôme lui-même (Baker et al., 2021).
Pourquoi les symptômes de parole surviennent
La parole dépend d’une coordination entre la planification motrice, la respiration, la phonation, l’articulation et le rythme, tous influencés par l’automaticité et l’attention. Dans les troubles fonctionnels de la parole, l’autosurveillance, le traitement de la menace et des patrons moteurs anormaux peuvent interférer avec la production normale de la parole. Le diagnostic positif peut parfois être appuyé par la rapidité avec laquelle les symptômes répondent à un traitement symptomatique, ce qui est décrit dans la littérature en parole (Duffy, 2016; Baker et al., 2021).
En termes simples, la parole peut devenir plus difficile lorsque la personne est excessivement centrée sur la façon dont elle sonne, sur le fait que sa voix va sortir ou non, sur le risque de rester bloquée ou sur la perception des autres. Comme pour la déglutition et le mouvement, le surcontrôle peut interférer avec la fonction automatique (Baker et al., 2021).
Comment la thérapie aide
Les recommandations de consensus en orthophonie de 2021 pour le TNF indiquent explicitement que le traitement devrait s’attaquer aux croyances liées à la maladie, à l’attention dirigée vers soi et aux patrons moteurs anormaux par le biais de l’éducation, d’un traitement symptomatique et de principes cognitivo-comportementaux dans un contexte thérapeutique soutenant (Baker et al., 2021).
Le traitement peut donc viser à :
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réduire la surveillance interne de la parole
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restaurer des patrons de communication plus automatiques
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utiliser des stratégies respiratoires, vocales ou de rythme lorsque pertinent
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pratiquer la parole dans des contextes fonctionnels plutôt qu’uniquement par des exercices
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diminuer l’évitement des situations de communication
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reconstruire la confiance communicationnelle
L’ergothérapie peut aussi soutenir le versant fonctionnel de la récupération en aidant la personne à retourner à des demandes de communication dans la vie quotidienne : conversations de travail, interactions avec la clientèle, participation en classe, appels sociaux, routines familiales et tâches d’affirmation de soi (Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Dans la pratique, la thérapie peut inclure des conversations guidées, le fait de parler tout en étant engagé dans une tâche externe, une exposition graduelle aux situations de parole redoutées ou l’utilisation de stratégies vocales et respiratoires dans des contextes réels. L’objectif n’est pas seulement une « meilleure parole en salle de thérapie », mais une communication plus fiable et moins coûteuse dans la vraie vie de la personne. Ce transfert fonctionnel est particulièrement important dans la réadaptation du TNF (Baker et al., 2021; Duffy, 2016).

Traiter les symptômes sensoriels dans le TNF
Vue d’ensemble
Les symptômes sensoriels sont fréquents dans le TNF et peuvent inclure des engourdissements, des picotements, une perception tactile altérée, des pertes sensitives, des sensations douloureuses inhabituelles ou une hypersensibilité au bruit, à la lumière, au mouvement ou à d’autres stimuli. Les symptômes sensoriels sont souvent moins discutés que les symptômes moteurs, mais la littérature émergente suggère qu’ils sont à la fois fréquents et invalidants (Bennett et al., 2021; Ranford et al., 2020).
Certaines personnes rapportent également que les expériences sensorielles déclenchent ou aggravent d’autres symptômes du TNF. Par exemple, le bruit ou la surcharge visuelle peuvent aggraver les tremblements, la fatigue, la dissociation ou les crises. Une compréhension biopsychosociale du traitement sensoriel est donc souvent cliniquement utile dans le TNF (Ranford et al., 2020; McCombs et al., 2024).
Pourquoi les symptômes sensoriels surviennent
L’expérience sensorielle n’est pas un simple phénomène d’entrée-sortie. Elle est modulée par l’interprétation du système nerveux, mais aussi par l’attention, l’éveil, la prédiction et le traitement de la menace. Dans le TNF, un fonctionnement altéré des réseaux peut modifier la façon dont les sensations sont amplifiées, filtrées, interprétées ou liées à d’autres symptômes (Perez et al., 2021; Bennett et al., 2021).
Lorsqu’une personne devient très vigilante à l’égard de ses sensations corporelles, le système nerveux peut devenir encore plus réactif. Cela peut créer une boucle de rétroaction dans laquelle les symptômes sensoriels semblent plus intenses, plus alarmants et plus invalidants, en particulier dans des environnements stressants ou surstimulants (Ranford et al., 2020).
Comment la thérapie aide
Le traitement peut viser à :
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réduire l’hypervigilance sensorielle
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comprendre les déclencheurs et les patrons de surcharge
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reconstruire la tolérance à la sensation ou à la stimulation
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utiliser des outils d’ancrage et de régulation sensorielle
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diminuer l’évitement des environnements associés aux symptômes
Une étude de cohorte en ergothérapie publiée en 2024 a rapporté des patrons de sensibilité sensorielle et d’évitement sensoriel dans le TNF et a souligné la pertinence d’approches thérapeutiques sensibles aux enjeux sensoriels chez certaines personnes (McCombs et al., 2024).
L’ergothérapie est particulièrement pertinente ici parce qu’elle peut traduire la compréhension sensorielle en stratégies concrètes du quotidien : comment gérer une épicerie, un trajet, une salle de classe, une journée de travail, un repas ou un événement social sans faire basculer le système nerveux dans la surcharge (Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Concrètement, cela peut inclure l’identification des déclencheurs sensoriels, l’utilisation de stratégies de récupération structurées, la réintroduction graduelle d’environnements évités ainsi que l’expérimentation de techniques de redirection de l’attention et de régulation sensorielle. L’objectif n’est pas d’éliminer tout inconfort de la vie, mais d’aider la personne à se sentir moins à la merci de ses sensations et plus capable de fonctionner de manière significative malgré elles (Ranford et al., 2020; Nicholson et al., 2020).

Traiter la fatigue et le brouillard cognitif
Vue d’ensemble
La fatigue est l’un des symptômes les plus fréquents et les plus frustrants du TNF. Plusieurs personnes décrivent un épuisement persistant, une endurance diminuée, un brouillard cognitif, un ralentissement de la pensée, des difficultés de concentration, une surcharge cognitive ou l’impression que les tâches ordinaires exigent désormais beaucoup plus d’effort qu’auparavant. Les revues pratiques récentes identifient explicitement la fatigue et les plaintes cognitives comme des dimensions fréquentes qui nécessitent souvent une attention directe dans le traitement (Dworetzky et al., 2025; Lehn et al., 2025).
Cette fatigue est souvent mal comprise. Elle n’est pas simplement de la paresse ou un manque de motivation. Pour plusieurs personnes vivant avec un TNF, des processus moteurs et cognitifs de base qui étaient auparavant automatiques nécessitent maintenant un effort conscient beaucoup plus grand. La surveillance constante, l’activation du système nerveux, les troubles du sommeil, la gestion des symptômes et les vérifications internes répétées peuvent tous contribuer à une fatigue profonde (Dworetzky et al., 2025).
Pourquoi la fatigue et le brouillard cognitif surviennent
Lorsque le système nerveux fonctionne dans un état de vigilance persistante, ou lorsque le fonctionnement ordinaire exige un contrôle cognitif supplémentaire, il peut en résulter un épuisement mental et physique. La fatigue peut aussi être aggravée par des routines perturbées, des repas irréguliers, une mauvaise gestion du rythme d’activité, la douleur, la surcharge sensorielle, la dissociation ou des patrons d’évitement basés sur la peur (Dworetzky et al., 2025; Nicholson et al., 2020).
Chez certaines personnes, la fatigue devient partie intégrante d’un cycle de surmenage-effondrement : lors d’une « meilleure » journée, elles en font trop, puis s’effondrent ensuite, ce qui déstabilise encore davantage les routines et renforce l’incertitude. C’est pourquoi le travail sur la fatigue dans le TNF chevauche souvent la reconstruction de l’horaire, le rythme d’activité et la planification fonctionnelle (Nicholson et al., 2020).
Comment la thérapie aide
Le traitement peut viser à :
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améliorer le rythme d’activité et la gestion de l’énergie
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réduire la surcharge cognitive
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restaurer des rythmes quotidiens plus prévisibles
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instaurer des cycles travail-repos durables
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augmenter graduellement la participation sans provoquer d’effondrements répétés
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cibler les habitudes de surveillance des symptômes qui consomment beaucoup d’énergie mentale
L’ergothérapie est particulièrement utile ici parce que la fatigue se règle rarement par le repos seul. Elle demande souvent une analyse détaillée de la manière dont la personne vit, des endroits où l’énergie est perdue, des tâches qui coûtent trop cher, de la façon dont la journée est structurée et de la manière dont des activités significatives peuvent être réintroduites sans surcharger le système (Nicholson et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).
À quoi le traitement peut ressembler
En pratique, le traitement peut inclure la cartographie des patrons de fatigue, le développement de routines plus stables, une planification plus stratégique des activités, l’alternance des demandes cognitives et physiques, la protection du temps de récupération sans tomber dans l’inactivité, ainsi qu’une augmentation graduelle de la tolérance aux rôles significatifs. L’objectif n’est pas la perfection. Il est d’aider la personne à vivre avec plus de constance, moins de débordement et un meilleur accès au travail, aux études, aux soins personnels et aux relations (Nicholson et al., 2020; Dworetzky et al., 2025).

Traiter la douleur dans le trouble neurologique fonctionnel
Vue d’ensemble
La douleur est fréquente dans le TNF et est de plus en plus reconnue comme un enjeu clinique majeur plutôt que comme un détail secondaire. Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2024 a montré que les symptômes de douleur chronique et les diagnostics liés à la douleur sont fréquents dans le TNF et méritent davantage d’attention tant en recherche qu’en pratique clinique (Steinruecke et al., 2024).
Les personnes peuvent présenter des céphalées, des douleurs diffuses, des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des tensions corporelles ou des douleurs qui fluctuent en même temps que d’autres symptômes du TNF. La douleur peut interagir avec la fatigue, la sensibilité sensorielle, les troubles du sommeil, la réduction du mouvement et la peur de l’activité. Avec le temps, elle peut rétrécir le monde de la personne tout autant que les crises ou les symptômes de marche (Steinruecke et al., 2024; Dworetzky et al., 2025).
Pourquoi la douleur survient
La douleur est façonnée par beaucoup plus que la seule lésion tissulaire. Elle reflète des interactions complexes entre le traitement sensoriel, l’activation du système nerveux, la prédiction, l’attention, l’émotion et le contexte. Dans le TNF, un fonctionnement altéré du système nerveux peut contribuer à l’amplification de la douleur ou à une plus grande sensibilité aux sensations corporelles, surtout lorsque la personne vit déjà dans un état de vigilance ou de surcharge (Steinruecke et al., 2024; Bennett et al., 2021).
La douleur peut aussi devenir liée à un évitement protecteur : la personne bouge moins, craint de provoquer les symptômes, perd du conditionnement et devient encore plus sensible ou invalidée. Cela ne signifie pas que la douleur est « juste du stress ». Cela signifie que le système nerveux fait désormais partie intégrante du problème de douleur et doit être pris en compte comme tel (Steinruecke et al., 2024).
Comment la thérapie aide
Le traitement peut viser à :
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réduire la peur et l’évitement liés à la douleur
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mieux gérer le rythme d’activité
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diminuer l’activation du système nerveux
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reconstruire graduellement la tolérance au mouvement et à la participation
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travailler les interprétations catastrophiques des symptômes
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restaurer le fonctionnement quotidien significatif malgré la douleur
L’ergothérapie peut être particulièrement utile pour traduire la gestion de la douleur dans la vraie vie : comment se doucher, cuisiner, travailler, rester assis en réunion, socialiser, se déplacer ou se reposer d’une manière réparatrice plutôt que déconditionnante (Nicholson et al., 2020).
À quoi le traitement peut ressembler
Dans la pratique, cela peut inclure un retour graduel à l’activité, la reconstruction de l’horaire, un travail sur la confiance dans le mouvement, des stratégies sensorielles et de régulation ainsi qu’une réduction du cycle de vérification, de peur et d’évitement des sensations douloureuses. L’objectif n’est pas toujours l’élimination immédiate de la douleur. Souvent, la première grande victoire consiste à aider la personne à reprendre du fonctionnement, de l’autonomie et de la confiance même lorsque les symptômes fluctuent (Steinruecke et al., 2024; Dworetzky et al., 2025).
Réadaptation intensive pour le trouble neurologique fonctionnel
Certaines personnes bénéficient d’un format de soins plus structuré et plus intensif, particulièrement lorsque les symptômes sont sévères, présents depuis longtemps, interagissent dans plusieurs sphères ou réduisent de façon importante l’autonomie. Les études sur les traitements interdisciplinaires et les revues récentes appuient les approches intensives et coordonnées pour certaines personnes, tout en soulignant que les résultats varient et que le traitement doit être individualisé (Demartini et al., 2014; Espay et al., 2018; Dworetzky et al., 2025).
Un programme intensif peut inclure des séances régulières plusieurs fois par semaine, une coordination des objectifs, de l’ergothérapie, du réentraînement moteur, de la régulation du système nerveux, la reconstruction de l’horaire, la gestion de la fatigue et un soutien psychologique lorsque cela est indiqué. Ce type de structure peut être particulièrement utile lorsque la vie de la personne s’est considérablement rétrécie autour des symptômes et qu’elle a besoin d’un soutien répété et cohérent pour commencer à l’élargir de nouveau (Nicholson et al., 2020; Nielsen et al., 2015).
Attentes de récupération
Il est important d’être à la fois porteur d’espoir et honnête. Le TNF est une source réelle et potentiellement réversible d’incapacité, mais il reste encore beaucoup à apprendre sur les traitements les plus efficaces, pour quelles personnes, à quelle intensité et dans quelles conditions. Les revues actuelles soulignent à la fois les progrès du champ et le besoin persistant de soins individualisés et interdisciplinaires (Espay et al., 2018; Dworetzky et al., 2025; Thomas et al., 2025).
Les résultats varient. Certaines personnes s’améliorent rapidement. D’autres progressent graduellement. Certaines continuent de vivre des poussées même lorsque leur fonctionnement s’améliore. Le bon message n’est pas une fausse certitude. C’est que des améliorations significatives sont possibles, et que plusieurs personnes obtiennent davantage de soutien, un meilleur fonctionnement et une meilleure qualité de vie grâce à un traitement approprié (Espay et al., 2018; Thomas et al., 2025).
Où placer les FAQ
Place une seule section FAQ consolidée vers la fin de la page, après les principales sections de traitement et avant ou après les références. C’est généralement préférable à l’ajout de FAQ après chaque section symptomatique.
Une bonne structure serait :
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contenu principal de la page
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attentes de récupération
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FAQ : Traitement du trouble neurologique fonctionnel
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références
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FAQ — Traitement du trouble neurologique fonctionnel
Quel est le meilleur traitement pour le trouble neurologique fonctionnel (TNF)?
Le meilleur traitement pour le trouble neurologique fonctionnel repose généralement sur une approche de réadaptation interdisciplinaire. Selon les symptômes de la personne, le traitement peut inclure l’ergothérapie, la physiothérapie, la psychothérapie, des stratégies de régulation du système nerveux, de l’éducation sur le diagnostic et un soutien structuré pour le retour aux activités significatives du quotidien. Le traitement du TNF est généralement plus efficace lorsqu’il vise à restaurer le fonctionnement, à réduire la peur liée aux symptômes et à reconstruire la confiance envers le corps.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut être traité?
Oui. Le trouble neurologique fonctionnel peut être traité, et plusieurs personnes vivent une amélioration significative de leurs symptômes, de leur fonctionnement quotidien et de leur qualité de vie avec une prise en charge appropriée. La récupération varie d’une personne à l’autre, mais une réadaptation structurée peut aider à réduire l’incapacité et à soutenir des progrès durables.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut guérir?
Certaines personnes présentent une amélioration majeure ou une quasi-disparition des symptômes, tandis que d’autres vivent une récupération plus graduelle ou fluctuante. Comme le TNF demeure une condition complexe et encore en évolution dans le domaine de la neurologie, il est plus juste de dire qu’une récupération significative est possible plutôt que de promettre une guérison. Le traitement vise souvent à aider la personne à mieux fonctionner, à se sentir plus en sécurité dans son corps et à reprendre sa vie quotidienne.
Pourquoi les symptômes du TNF sont-ils réels même lorsque les tests sont normaux?
Les symptômes du TNF sont réels parce qu’ils reflètent une difficulté dans le fonctionnement du système nerveux, et non nécessairement un problème structurel visible à l’IRM, à l’EEG ou à d’autres examens médicaux de routine. Plusieurs tests standards sont conçus pour détecter des dommages ou des maladies touchant la structure du cerveau ou du système nerveux. Dans le TNF, la difficulté se situe souvent au niveau de la signalisation, du contrôle et de la régulation du cerveau.
Que fait l’ergothérapie dans le traitement du trouble neurologique fonctionnel?
L’ergothérapie aide les personnes vivant avec un trouble neurologique fonctionnel à reconstruire leur fonctionnement quotidien. Cela peut inclure un soutien pour les routines, les soins personnels, le travail, les études, la gestion de l’énergie, la régulation sensorielle, la fatigue cognitive, la participation communautaire et la confiance dans le mouvement. L’ergothérapie est particulièrement pertinente dans le TNF parce qu’elle vise le retour à des activités significatives de la vie.
L’ergothérapie peut-elle aider pour les tremblements fonctionnels ou la faiblesse?
Oui. L’ergothérapie peut aider pour les tremblements fonctionnels, la faiblesse et d’autres symptômes moteurs en misant sur le réentraînement fonctionnel du mouvement dans des activités de la vraie vie. Le traitement peut inclure la réduction de la vérification corporelle, la restauration de patrons moteurs plus automatiques, la reconstruction de la confiance dans la mobilité et le retour progressif aux tâches quotidiennes.
La thérapie peut-elle aider à réduire les crises fonctionnelles ou les PNES?
Oui. La thérapie peut aider à réduire la fréquence, la sévérité ou l’impact des crises fonctionnelles, aussi appelées PNES ou crises dissociatives. Le traitement inclut souvent de l’éducation, l’identification des déclencheurs et des signes annonciateurs, des stratégies de régulation du système nerveux, la réduction de la peur des épisodes et la reconstruction graduelle des routines et de la participation quotidienne.
Que sont les crises fonctionnelles?
Les crises fonctionnelles sont des épisodes réels et involontaires qui ressemblent à des crises d’épilepsie, mais qui surviennent sans activité électrique épileptique dans le cerveau. Elles constituent une présentation reconnue du trouble neurologique fonctionnel et peuvent être traitées par des approches spécialisées de réadaptation et de psychothérapie.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut affecter la déglutition?
Oui. Certaines personnes vivant avec un trouble neurologique fonctionnel présentent des difficultés de déglutition, parfois appelées dysphagie fonctionnelle. Les symptômes peuvent inclure une sensation de serrement dans la gorge, la peur de s’étouffer, une difficulté à initier la déglutition ou l’impression que la nourriture reste coincée. Toute difficulté de déglutition doit toujours être évaluée médicalement d’abord afin d’exclure une cause structurelle.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut affecter la parole?
Oui. Le TNF peut affecter la parole et la voix. Certaines personnes présentent une parole pâteuse, une difficulté à initier la parole, des changements de voix, des symptômes ressemblant au bégaiement ou une parole qui se détériore sous stress. Le traitement peut inclure l’orthophonie, la redirection de l’attention, la régulation respiratoire et la pratique de la communication dans des contextes fonctionnels.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut causer des engourdissements, des picotements ou d’autres symptômes sensoriels?
Oui. Le trouble neurologique fonctionnel peut causer des symptômes sensoriels comme des engourdissements, des picotements, des altérations de sensation, des brûlures, une sensation de lourdeur ou une hypersensibilité sensorielle. Ces symptômes sont réels et peuvent s’améliorer grâce à un traitement axé sur la régulation sensorielle, la réduction de l’hypervigilance et la reconstruction graduelle de la tolérance aux sensations et aux environnements du quotidien.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut causer de la fatigue et du brouillard cognitif?
Oui. La fatigue et le brouillard cognitif sont très fréquents dans le trouble neurologique fonctionnel. Plusieurs personnes vivent une fatigue mentale, un ralentissement de la pensée, une faible concentration et une surcharge cognitive. Le traitement peut inclure le rythme d’activité, la gestion de l’énergie, la reconstruction des routines, des stratégies cognitives et la régulation du système nerveux.
Est-ce que le trouble neurologique fonctionnel peut causer de la douleur chronique?
Oui. La douleur chronique est fréquente chez les personnes vivant avec un trouble neurologique fonctionnel. Elle peut inclure des maux de tête, des tensions musculaires, des douleurs corporelles ou une douleur diffuse. Le traitement vise souvent à réduire la sensibilisation du système nerveux, à améliorer le rythme d’activité, à reconstruire graduellement la tolérance à l’effort et à soutenir un meilleur fonctionnement malgré la douleur.
Pourquoi est-il important de réduire la vérification corporelle dans le traitement du TNF?
Réduire la vérification corporelle est important dans le traitement du TNF parce que la surveillance constante du mouvement, de la déglutition, de la parole ou d’autres sensations corporelles peut renforcer les cycles symptomatiques. Plusieurs personnes vivant avec le TNF deviennent hypervigilantes envers leur corps après des symptômes effrayants ou imprévisibles. La thérapie aide à déplacer l’attention loin de la vérification constante et vers un fonctionnement plus automatique et plus sécurisant.
Pourquoi est-il important de reconstruire une routine quotidienne dans le traitement du TNF?
Reconstruire une routine quotidienne est important parce que le trouble neurologique fonctionnel perturbe souvent l’horaire, la prévisibilité et la confiance dans la vie de tous les jours. Des routines structurées peuvent aider à réduire l’évitement, à stabiliser le système nerveux, à améliorer la gestion de l’énergie et à soutenir le retour au travail, aux études, aux repas, au mouvement et à la participation sociale.
Est-ce que les gens récupèrent d’un trouble neurologique fonctionnel?
Oui, plusieurs personnes s’améliorent avec le bon traitement, même si la récupération est différente pour chacun·e. Certaines personnes s’améliorent de façon importante, certaines récupèrent graduellement, et d’autres continuent d’avoir des poussées tout en gagnant en fonctionnement et en qualité de vie. L’espoir est réaliste, mais le traitement doit être individualisé et ancré dans des attentes réalistes.
Quand devrais-je consulter pour un traitement du trouble neurologique fonctionnel?
Il est pertinent de consulter si les symptômes du TNF nuisent à la vie quotidienne, à la mobilité, au travail, aux études, à la déglutition, à la parole, au bien-être émotionnel ou à l’autonomie. Une prise en charge précoce peut aider à réduire l’incapacité, à améliorer l’adaptation et à soutenir un processus de réadaptation plus efficace.
Références principales
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Perez, D. L., Nicholson, T. R., Asadi-Pooya, A. A., et al. (2021). Neuroimaging in functional neurological disorder: State of the field and research agenda. NeuroImage: Clinical.
Baker, J., Barnett, C., Cavalli, L., et al. (2021). Management of functional communication, swallowing, cough and related disorders: Consensus recommendations for speech and language therapy. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 92(10), 1112–1125.
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Steinruecke, M., et al. (2024). Pain and functional neurological disorder: A systematic review and meta-analysis.
Dworetzky, B. A., et al. (2025). Functional neurological disorder: Practical management. Neurotherapeutics.
