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Trouble neurologique fonctionnel (TNF)

Comprendre le trouble neurologique fonctionnel, le trouble de conversion, le diagnostic et les options de traitement

Rédigé par Gio Arcuri, OT, MSc

Ergothérapeute en santé mentale

Chargé de cours, Université McGill

Fondateur de la Clinique Vivago

Les symptômes neurologiques peuvent être déroutants et inquiétants — surtout lorsque les examens reviennent « normaux », mais que le corps ne coopère plus. Le trouble neurologique fonctionnel (TNF) est une condition dans laquelle des symptômes neurologiques réels et involontaires émergent en raison d’une perturbation du fonctionnement du cerveau, plutôt que d’une lésion ou d’une maladie neurologique structurelle. Longtemps mal compris et parfois mal étiqueté, le TNF est aujourd’hui reconnu comme une condition cérébrale réelle et traitable. Cette page explique ce qu’est le TNF, comment il est diagnostiqué (y compris son lien historique avec le trouble de conversion) et comment des soins fondés sur la fonction peuvent soutenir le rétablissement.

Woman looking directly into camera

Qu’est-ce que le trouble neurologique fonctionnel (TNF) ?

Le trouble neurologique fonctionnel (TNF) — appelé Functional Neurological Disorder (FND) en anglais — se manifeste par des symptômes neurologiques authentiques causés par une perturbation de la communication et de la régulation cerveau-corps, plutôt que par des dommages visibles au système nerveux.

 

Les modèles neuroscientifiques actuels décrivent le TNF comme un trouble du fonctionnement des réseaux cérébraux, impliquant l’intégration du mouvement, des sensations, de l’attention, des émotions et de la régulation (Edwards et al., 2012 ; Stone et al., 2020).

 

En termes simples :

 

  • La structure du cerveau peut apparaître normale aux examens

  • Le fonctionnement (signalisation, régulation, prédiction) est perturbé

 

Cela explique pourquoi les symptômes sont réels, parfois très invalidants, et potentiellement réversibles grâce à une réadaptation fonctionnelle ciblée.

Symptômes fréquents du trouble neurologique fonctionnel

Le TNF peut toucher presque toutes les fonctions neurologiques. Les symptômes peuvent fluctuer et s’intensifier en contexte de stress, de fatigue, de surcharge sensorielle ou de demandes environnementales élevées.

 

Parmi les symptômes les plus fréquents :

 

  • Faiblesse d’un membre ou paralysie

  • Tremblements ou mouvements involontaires

  • Difficultés de marche ou d’équilibre

  • Crises non épileptiques (crises fonctionnelles)

  • Troubles sensoriels (engourdissements, picotements, troubles visuels)

  • Difficultés de parole ou de déglutition

  • Fatigue importante et brouillard cognitif

 

Ces manifestations sont involontaires. La recherche suggère qu’elles découlent d’altérations des processus d’attention, de prédiction et de contrôle moteur (Voon et al., 2016).

 

Chez plusieurs personnes, les symptômes apparaissent ou s’aggravent lors de burnout, de maladie, de surcharge émotionnelle ou de transitions de vie. Pour certaines, cela recoupe des enjeux de sensorialité et de régulation, souvent discutés dans le cadre de la neurodiversité.

(Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que la neurodiversité ? »)

Trouble neurologique fonctionnel Clinique Vivago
Doctor reviewing imaging results

Différence entre troubles neurologiques fonctionnels et structurels

Comprendre la distinction entre fonctionnel et structurel est central.

 

  • Les troubles neurologiques structurels (AVC, sclérose en plaques, Parkinson) impliquent des lésions ou maladies identifiables.

  • Le TNF implique une perturbation de la coordination, de la régulation et de la signalisation, malgré des structures intactes.

 

Les études en neuroimagerie fonctionnelle montrent des altérations de la connectivité entre réseaux moteurs, émotionnels et attentionnels chez les personnes vivant avec un TNF (Perez et al., 2015 ; McWhirter et al., 2020).

 

Cette distinction n’enlève rien à la réalité des symptômes ; elle oriente plutôt vers des interventions qui reconstruisent la fonction.

Critères diagnostiques selon le DSM-5

Selon le DSM-5, le TNF (aussi nommé trouble à symptômes neurologiques fonctionnels) repose sur des critères cliniques positifs.

 

 

Critères du DSM-5

 

  1. Un ou plusieurs symptômes d’altération de la fonction motrice ou sensorielle volontaire

    (faiblesse, tremblement, démarche anormale, crises, troubles sensoriels)

  2. Données cliniques montrant une incompatibilité

    Les symptômes ne correspondent pas aux maladies neurologiques reconnues et peuvent varier selon le contexte ou la tâche.

  3. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble médical ou mental

  4. Les symptômes entraînent une détresse significative ou une atteinte du fonctionnement

    (travail, études, relations, AVQ/AVD)

 

Point clé : le DSM-5 n’exige plus l’identification d’un facteur psychologique déclencheur, reconnaissant le TNF comme une condition cérébrale fonctionnelle (APA, 2013 ; Stone et al., 2020).

Le trouble de conversion fait-il partie du TNF ?

Oui. Le trouble de conversion est le terme historique qui correspond aujourd’hui au trouble neurologique fonctionnel.

 

Historiquement, on parlait de conversion lorsque des symptômes neurologiques étaient interprétés comme la « conversion » de conflits psychologiques en symptômes physiques. Cette vision, issue des premiers modèles psychodynamiques, a évolué.

 

Dans le DSM-5, le diagnostic anciennement nommé trouble de conversion est désormais intitulé :

 

Trouble à symptômes neurologiques fonctionnels (trouble neurologique fonctionnel)

 

Ce changement reflète les avancées neuroscientifiques montrant que les symptômes reposent sur des altérations fonctionnelles des réseaux cérébraux, et non sur une symbolisation psychologique seule.

Person in intensive out-patient rehabilitation

Comment comprend-on la « conversion » aujourd’hui ?

Les modèles contemporains reconnaissent que :

 

  • Les symptômes sont réels et involontaires

  • Le fonctionnement des réseaux d’attention, d’émotion et de prédiction motrice est altéré

  • Les facteurs psychologiques peuvent contribuer, sans être nécessaires au diagnostic

 

Autrement dit, la « conversion » est aujourd’hui comprise comme une dysrégulation cerveau-corps (Edwards et al., 2012 ; Pick et al., 2019), ce qui :

 

  • Réduit la stigmatisation

  • Évite de psychologiser à outrance

  • Soutient des traitements axés sur la fonction

Quand le terme « trouble de conversion » est-il encore utilisé ?

Il peut apparaître :

 

  • Dans d’anciens dossiers médicaux

  • Dans certains documents d’assurance

  • Dans des contextes psychiatriques spécifiques

  • Lorsque le diagnostic a été posé avant le DSM-5

 

Certaines personnes s’y reconnaissent lorsque les symptômes ont émergé lors de traumatismes ou de surcharges émotionnelles. Toutefois, l’usage actuel privilégie TNF pour sa précision et son potentiel thérapeutique.

Quelles sont les causes du TNF ?

Le TNF s’explique par un modèle biopsychosocial et neurofonctionnel intégrant physiologie cérébrale, expériences vécues et exigences de l’environnement.

 

Facteurs contributifs possibles :

 

  • Dysrégulation du système nerveux

  • Antécédents de blessure, maladie ou traumatisme médical

  • Stress chronique ou burnout

  • États prolongés de menace ou d’inhibition

  • Profils neurodivergents (sensorialité, attention)

  • Apprentissages moteurs ou comportements d’évitement

 

Il s’agit de patterns cérébraux maladaptatifs mais réversibles (Edwards et al., 2012 ; Pick et al., 2019).

 

Cette compréhension rejoint les modèles centrés sur la fonction au quotidien, au cœur de l’ergothérapie.

(Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que l’ergothérapie ? »)

Pourquoi l’explication seule ou la médication ne suffisent pas toujours

L’éducation et la validation sont essentielles, mais souvent insuffisantes seules (Nielsen et al., 2017).

 

Un traitement efficace doit aussi cibler :

 

  • Le mouvement et la coordination

  • La gestion de l’énergie et de la fatigue

  • La régulation émotionnelle et sensorielle

  • L’attention, le rythme et le dosage des activités

  • L’identité, la sécurité et la confiance corporelle

  • La participation au travail, aux études et aux relations

 

Cette approche fonctionnelle est centrale en ergothérapie, qui vise la participation réelle.

(Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que l’ergothérapie ? »)

Traitements fondés sur les données probantes pour le TNF

Les lignes directrices cliniques soutiennent des interventions actives et interdisciplinaires (Stone et al., 2020 ; Nielsen et al., 2017).

 

 

Composantes clés

 

Réadaptation fonctionnelle

 

  • Ergothérapie

  • Physiothérapie

  • Réentraînement spécifique aux tâches

  • Exposition graduée aux activités évitées

 

Interventions psychologiques

 

  • Psychothérapie informée par le trauma

  • Approches cognitivo-comportementales

  • EMDR ou approches ciblées lorsque pertinent

 

Régulation du système nerveux

 

  • Psychoéducation cerveau-corps

  • Stratégies de modulation sensorielle

  • Gestion du rythme et de la fatigue

  • Outils de régulation physiologique

 

Objectif : récupération fonctionnelle et autonomie.

Intensive out-patient rehabilitation of walking capacity between parallel bars

Programmes ambulatoires intensifs pour le TNF

Pour plusieurs personnes, un suivi hebdomadaire n’est pas suffisant, surtout lorsque les symptômes sont persistants ou complexes.

 

La recherche soutient la réadaptation intensive et coordonnée, favorisant la répétition, la cohérence et la pratique en contexte réel (Demartini et al., 2014 ; Nielsen et al., 2017).

 

C’est là que les programmes ambulatoires intensifs sont particulièrement utiles.

(Occasion de lien interne : « Programmes intensifs à Vivago »)

Programmes intensifs et semi-intensifs à Vivago

À la Clinique Vivago, nous offrons des programmes ambulatoires intensifs et semi-intensifs pour les conditions fonctionnelles et neurofonctionnelles, dont le TNF.

 

Nos programmes comprennent :

 

  • Réadaptation fonctionnelle dirigée par l’ergothérapie

  • Soins psychologiques informés par le trauma et l’identité

  • Régulation du système nerveux et gestion du rythme

  • Pratique fonctionnelle en contexte réel

  • Intensité flexible sans hospitalisation

  • Accès sans diagnostic formel requis

 

Axes de travail :

 

  • Restauration des routines quotidiennes

  • Amélioration de la mobilité et de la coordination

  • Diminution de l’évitement lié aux symptômes

  • Renforcement de l’autonomie et de la confiance

  • Soutien au retour au travail, aux études ou aux rôles significatifs

 

Approche centrée sur la dignité, l’agence et la récupération fonctionnelle.

(Occasion de lien interne : « Programmes intensifs à Vivago »)

Vivre avec un trouble neurologique fonctionnel

Le TNF est réel, fréquent et traitable.

 

Avec des soins adaptés :

 

  • Les symptômes peuvent s’améliorer

  • Le fonctionnement quotidien peut être restauré

  • La confiance envers le corps peut revenir

 

Le TNF ne signifie pas « rien n’est réel ».

Il indique que le système nerveux a besoin de sécurité, de soutien et de réentraînement.

Le trouble de conversion fait-il partie du trouble neurologique fonctionnel ?

 

Oui. Le trouble de conversion est le terme historique pour ce que l’on appelle aujourd’hui, sur le plan clinique, le trouble neurologique fonctionnel (TNF).

 

Dans les anciens systèmes diagnostiques, le trouble de conversion désignait des symptômes neurologiques — tels que la paralysie, la cécité ou les crises — qui étaient interprétés comme résultant de conflits psychologiques « convertis » en symptômes physiques. Ce concept remonte à Freud et aux premières théories psychodynamiques.

 

Aujourd’hui, cette compréhension a considérablement évolué.

 

Dans le DSM-5, le diagnostic autrefois nommé trouble de conversion est désormais officiellement appelé :

 

Trouble à symptômes neurologiques fonctionnels

(trouble neurologique fonctionnel)

 

Ce changement reflète les avancées en neurosciences montrant que les symptômes sont liés à des altérations du fonctionnement des réseaux cérébraux, et non uniquement à une conversion psychologique symbolique.

 

 

Comment la médecine moderne comprend la « conversion » aujourd’hui

 

Alors que le terme trouble de conversion mettait l’accent sur une causalité psychologique, les modèles actuels reconnaissent que :

 

  • Les symptômes sont réels et involontaires

  • L’imagerie cérébrale et la neurophysiologie montrent des modifications fonctionnelles touchant l’attention, le contrôle moteur, les émotions et les réseaux de prédiction

  • Le stress psychologique peut être un facteur contributif, mais n’est pas requis pour poser le diagnostic

 

Autrement dit, ce qui était autrefois conceptualisé comme une « conversion » est aujourd’hui compris comme une perturbation de la communication et de la régulation cerveau-corps.

 

Cette évolution explique pourquoi le DSM-5 a :

 

  • Retiré l’obligation d’identifier un facteur psychologique déclencheur

  • Mis l’accent sur des signes neurologiques positifs et l’atteinte du fonctionnement

  • Abandonné l’idée que les symptômes seraient « causés uniquement par les émotions »

 

 

Quand le terme « trouble de conversion » est-il encore utilisé ?

 

Le terme trouble de conversion peut encore apparaître :

 

  • Dans des dossiers médicaux plus anciens

  • Dans certains documents d’assurance

  • Dans certains contextes psychiatriques ou psychodynamiques

  • Dans l’historique de patient·e·s dont le diagnostic précède le DSM-5

 

Certaines personnes peuvent également s’identifier à ce terme lorsqu’il reflète la façon dont leurs symptômes sont apparus lors de périodes de traumatisme, de surcharge émotionnelle ou de bouleversements de vie.

 

Cependant, la majorité des clinicien·ne·s privilégient aujourd’hui le terme trouble neurologique fonctionnel, car il :

 

  • Réduit la stigmatisation

  • S’aligne sur les connaissances actuelles en neurosciences

  • Soutient des approches de traitement fonctionnelles et de réadaptation

 

 

Les facteurs psychologiques : une partie du portrait, pas toute l’histoire

 

Les processus psychologiques — tels que le traumatisme, le stress chronique, la suppression émotionnelle ou les conflits identitaires — peuvent jouer un rôle chez certaines personnes vivant avec un TNF.

 

C’est dans ce contexte que le concept historique de conversion peut encore éclairer la compréhension clinique, notamment lorsque :

 

  • Les symptômes apparaissent après des expériences accablantes

  • Le système nerveux a appris à rester en état de menace ou d’inhibition

  • L’expression par le corps devient une stratégie de survie du cerveau

 

En parallèle, de nombreuses personnes vivant avec un TNF :

 

  • N’identifient pas de traumatisme précis

  • Sont neurodivergentes et vivent une surcharge sensorielle ou cognitive chronique

    (Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que la neurodiversité ? »)

  • Développent des symptômes à la suite d’une maladie, d’une blessure ou d’un burnout plutôt que d’un conflit émotionnel

 

Les soins modernes tiennent ces deux réalités simultanément, sans réduire les symptômes à une explication purement psychologique.

 

 

Pourquoi cette distinction est essentielle pour le traitement

 

Comprendre l’évolution du trouble de conversion vers le trouble neurologique fonctionnel a des implications directes sur la prise en charge.

 

Lorsque les symptômes sont perçus comme :

 

  • « Uniquement psychologiques » → les personnes peuvent se faire dire de « simplement en parler »

  • « Une maladie structurelle » → les personnes peuvent subir des examens inutiles ou perdre espoir

 

Lorsque les symptômes sont compris comme fonctionnels et réversibles, le traitement peut alors viser :

 

  • Le réentraînement du mouvement et de la coordination

  • La régulation du système nerveux

  • La restauration du fonctionnement et des rôles de vie

  • L’abord des facteurs psychologiques lorsqu’ils sont pertinents, et non par défaut

 

C’est ici que l’ergothérapie joue un rôle central, en ciblant l’impact réel des symptômes sur la participation à la vie quotidienne.

(Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que l’ergothérapie ? »)

 

 

Trouble de conversion, TNF et traitements intensifs

 

Pour les personnes dont les symptômes sont anciens, complexes ou très envahissants, la réadaptation ambulatoire intensive est souvent plus efficace qu’un suivi hebdomadaire traditionnel.

 

C’est particulièrement le cas lorsque les symptômes :

 

  • Sont renforcés par l’évitement ou la peur

  • Fluctuent avec le stress et la fatigue

  • Affectent plusieurs sphères du fonctionnement quotidien

 

Les programmes intensifs modernes intègrent :

 

  • La réadaptation fonctionnelle

  • La régulation du système nerveux

  • Des soins psychologiques sans pathologisation

  • La pratique et la répétition en contexte réel

 

Cette approche dépasse le modèle historique de la conversion pour se centrer sur la récupération fonctionnelle et l’autonomie.

(Occasion de lien interne : « Programmes intensifs à Vivago »)

 

 

À retenir

 

Le trouble de conversion n’est pas « faux » — il est incomplet.

 

Le trouble neurologique fonctionnel reflète :

 

  • Les connaissances actuelles en neurosciences

  • Une réduction de la stigmatisation

  • Un accès plus clair à des traitements efficaces

  • Une focalisation sur l’essentiel : le fonctionnement, la dignité et le rétablissement

Références

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.).

 

Edwards, M. J., Adams, R. A., Brown, H., Pareés, I., & Friston, K. J. (2012). A Bayesian account of “hysteria.” Brain, 135(11), 3495–3512.

 

Perez, D. L., et al. (2015). Functional neuroimaging in functional neurological disorder. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 86(6), 613–620.

 

Pick, S., et al. (2019). Functional neurological disorder: An update for clinicians. Journal of Neurology, 266, 1–13.

 

Stone, J., et al. (2020). Functional neurological disorder: Diagnosis and treatment. The Lancet Neurology, 19(2), 141–152.

 

Voon, V., et al. (2016). Neurobiology of functional neurological disorders. Current Opinion in Neurology, 29(4), 442–447.

 

Nielsen, G., et al. (2017). Physiotherapy for functional motor disorders. Journal of Neurology, 264(8), 1627–1638.

 

Demartini, B., et al. (2014). Multidisciplinary treatment for functional neurological symptoms. Journal of Neurology, 261(12), 2370–2377.

FAQ : Trouble neurologique fonctionnel (TNF)

 

 

1. Le trouble neurologique fonctionnel est-il la même chose que le trouble de conversion ?

 

Oui. Le trouble de conversion est le terme historique de ce que l’on appelle aujourd’hui le trouble neurologique fonctionnel (TNF). Le terme TNF reflète mieux les connaissances actuelles en neurosciences, qui montrent que les symptômes sont liés au fonctionnement du cerveau plutôt qu’à des conflits psychologiques seuls.

 

 

2. Les symptômes sont-ils réels même si les examens médicaux sont normaux ?

 

Oui. Les symptômes du TNF sont réels, involontaires et parfois très invalidants, même lorsque les examens médicaux sont normaux. Le TNF touche la façon dont le cerveau régule et transmet les signaux, et non sa structure.

 

 

3. Le TNF est-il causé par l’anxiété ou un traumatisme ?

 

Pas nécessairement. Les facteurs psychologiques comme le stress ou le traumatisme peuvent contribuer chez certaines personnes, mais ne sont pas requis pour poser le diagnostic. Plusieurs personnes développent un TNF après une maladie, une blessure, un burnout ou une surcharge du système nerveux.

 

 

4. Peut-on s’améliorer ou se rétablir d’un trouble neurologique fonctionnel ?

 

Oui. Le TNF est traitable, et de nombreuses personnes constatent une amélioration significative avec des soins centrés sur la fonction. Le rétablissement passe souvent par le réentraînement du mouvement, la régulation du système nerveux et la reprise des activités de la vie quotidienne.

 

 

5. Pourquoi l’ergothérapie est-elle importante dans le traitement du TNF ?

 

L’ergothérapie s’intéresse à l’impact concret des symptômes sur la vie quotidienne : travail, études, routines, relations. En TNF, l’ergothérapeute aide à restaurer les fonctions, gérer la fatigue et la surcharge sensorielle, et soutenir la participation aux activités significatives.

(Occasion de lien interne : « Qu’est-ce que l’ergothérapie ? »)

 

 

6. Quand recommande-t-on des programmes ambulatoires intensifs pour le TNF ?

 

Les programmes ambulatoires intensifs sont souvent indiqués lorsque les symptômes sont persistants, complexes ou très envahissants. Ils offrent une prise en charge structurée et cohérente favorisant la régulation du système nerveux et la récupération fonctionnelle.

(Occasion de lien interne : « Programmes intensifs à Vivago »)

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